Tuesday 28 February 2012

February and this blog

I am not certain, but this post is either profound or trivial. Or maybe both. I am certain everybody knows it, but 2012 is a leap year. Which means that tomorrow is the 29 of February. I started my blog four years ago, on the 25th of February to be precise. This was also a leap year, which I didn't even notice at the time. I blogged something about British beers which I thought was smart and witty. It was one of my first attempts at being smart and witty, now I am not sure it worked very well.

But anyway, it means that my blog was born in February, on a leap year, a day of unemployment where I couldn't find anything better to do. For me February was never associated with anything, I never thought little of the month. Now it is associated with something that takes a lot of my time and creative energy (too much sometimes, if you see me blogging less it is because I try to channel it differently). And the leap year, which I barely notice (in 2008 I didn't even blog about it), is also associated with this blog. Or rather: I associate it with this blog. I must remember anyway.

Une leçon d'anglais pour Madame Kathleen Grant

J'écris un petit billet à propos de cette controverse sur les HEC, qui vont offrir une maîtrise uniquement en anglais. Je ne rajouterai rien à l'excellent argumentaire dans ce texte d'opinion de deux universitaires, ni à la chronique de Lysiane Gagnon. C'est une décision stupide. Plus stupide encore est la manière dont cette décision a été défendue par Kathleen Grant, la directrice des communications des HEC: "Ces étudiants-là n'échappent pas complètement au français [sic]. Ils vont à la cafétéria manger du pâté chinois, et non du "chinese pate"". Je vous donne une petite leçon d'anglais, Madame Grant, si jamais vous lisez ce blogue un jour. D'anglais, et de culture gastronomique aussi. Ca vous sera utile la prochaine fois que vous accueillerez en anglais vos étudiants en maîtrise aux HEC, dans votre belle cafétéria toute francophone. Un pâté chinois, ça ne s'appelle pas un "Chinese pâté" en anglais. Un "Chinese pâté", ça ne veut rien dire, dans aucune langue. Un pâté chinois, ça s'appelle un shepherd's pie en anglais. En fait, il est fort possible que le nom pâté chinois soit une traduction inexacte, abâtardie pour ainsi dire, de shepherd's pie. Fin de la leçon d'anglais, Madame Grant. Vous êtes communicatrice aux HEC, votre employeur va offrir une maîtrise en anglais exclusivement et vous n'êtes pas foutue de traduire correctement.

Sunday 26 February 2012

Sunday melancholia again

This is a quick post, as I am not very inspired today. A shame, it is the weekend and I find little inspiration to blog. Maybe I am in the mood to write crime fiction, or at least something a bit more substantial than a blog post. Anyway, I find little inspiration and I am not in the mood to read or watch TV or an old episode of The Wire or a movie. Sunday is often a time for house chores here, which is most of what I did today. Tonight I might try to watch something, as I prepare my breakfast and lunch for tomorrow. The days are getting longer, I look at the window and it is still sunny, after 5:00 PM. But I don't find it very soothing. I am a bundle of joy, aren't I? But it is Sunday.

Édith Piaf: une confession

Je suis en retard dans les nouvelles, mais j'ai pensé le mentionner. Il y a eu récemment cette controverse sur le prof qui a censuré le dernier vers de L'Hymne à l'Amour d'Édith Piaf. Je suis athée, mais je trouvais l'idée profondément stupide, cela dit la réaction outrée m'agaçait aussi et je ne savais pas trop pourquoi. Je me demande, si la chanson censurée avait été Le dernier repas ou Les Bigotes de Jacques Brel, ou n'importe quoi d'un peu de grivois de Brassens, aurait-on même réagi? Mais ce n'était pas tout à fait ça qui m'agaçait, après tout ce n'est pas Brel qui a été censuré, alors je ne peux pas savoir.  Puis j'ai lu cette chronique de Pierre Foglia sur la controverse et sur Édith Piaf, sur la chanson en particulier. Et ça m'a frappé: je n'aime pas la chanson. Je n'aime pas beaucoup la chanteuse. La personne qu'était Édith Piaf, je veux dire, elle me donne une certaine nausée, toute grande chanteuse qu'elle ait été.

J'ai vu La môme, c'était mon film de la Saint-Valentin l'année dernière. Si j'ai bien aimé le film et l'interprétation de Marion Cotillard, tout au long je regardais ce personnage et je la trouvais détestable. Si son interprétation de Piaf était authentique, alors Édith Piaf était une femme très désagréable. Et sa dévotion superstitieuse m'agace encore plus. Ah mais L'Hymne à l'Amour alors? Foglia l'illustre: c'est un truc larmoyant et de la poésie à deux sous. Ah oui, et Ginette Reno a chanté ça pour Maurice "Mom" Boucher et sa femme. Je sais, ça n'a rien à voir avec la chanson elle-même. Et pourtant ça m'agace, ce truc de matante chanté en l'honneur d'une crapule doublée d'un meurtrier. Depuis, L'Hymne à l'Amour, très peu pour moi.

Saturday 25 February 2012

The pulp fiction cover for February

The month is almost over and I haven't yet showed the Detective Tales cover. So I decided to do it now, so as to keep this blog's tradition alive. And also because it is always fun to comment on it. This one is from February 1937. It is a dramatic and suspenseful cover, but more sober than the over the top cover I uploaded last month, more sober in fact than many of them. It is also a more generic one: the image could belong to many hardboiled stories. You have the squared-jaw hero, maybe a private eye, maybe not. He does look a bit elegant for a private eye, but maybe he went to a soirée (held by an overly elegant villain?). Like on the cover uploaded in November 2011, he is poiting his gun at an unknown adversary. Next to him, there is a redhead/brunette damsel in distress, handcuffed on a chair, gagged, very aware of the shadowy figure in the window behind the hero, holding a gun and about to shoot. Other nice little touches: the telephone the hero is about to grab, to call for help (police?), which will be useless if he gets shot from behind, the red dress of the damsel in distress, the mix of light and shadow... The sobriety of its setting enhances the drama.

One cannot help but imagine a story around this cliffhanger. I think the woman is being held prisoner in the office of the villain's residence, a remote luxury mansion on the American countryside. She found something she shouldn't (stolen jewelry, opium, maybe some compromising papers) and was made prisoner to be executed later (why later? If he was giving a reception maybe he was waiting for the guests to be gone). I don't think the hero will be shot dead, although the blood would look great on his white shirt. But I think he will feel the man behind him and move away in the nick of time, so the shadowy figure, who is most likely a goon, will shoot his own boss, which would be a nice bit of dramatic irony. Anyway, that is the kind of story I would love to read, after watching this cover.

Février entre l'hiver et le printemps

Note de préambule: cette photo a été prise à Chicoutimi. Je lis ce matin que la neige est revenue au Québec. En fait, c'est la grosse nouvelle sur Cyberpresse, comme les changements de température le sont souvent, partout dans le monde. La grosse bordée de neige est arrivée assez tardivement. Ce n'est pas de la neige en mai, mais quand même, une bordée après des temps plus doux c'est toujours une surprise.

Ici depuis une semaine, il fait un temps tellement doux que ça en est ridicule. On se croirait une belle journée de début avril, plus chaude en fait qu'avril l'est la plupart du temps. Tout le monde est heureux ici du beau temps, moi je trouve ça trop chaud, trop tôt. Le genre de truc à me donner le rhume. J'aime quand il commence à faire beau et chaud en mars, mais trop doux en février je trouve ça précoce. Mais en fait qu'est-ce qui caractérise février?  Mars et avril, c'est la schizophérnie saisonnière et météorologique, mais février, c'est quoi? Ici, février cette année passe de l'hiver au printemps et vice versa avec une vitesse déroutante.

Friday 24 February 2012

Sandwich treat (average results)

So I had my usual sandwich treat for Friday: smoked salmon baguette, but with soft cheese instead of horseradish sauce. And, since there was no white bread baguette anymore, I had a brown bread baguette. It does not taste nearly as nice and not nearly the same. The taste of the brown bread gets in the way of the salmon. I had cashew nuts on the side, at least this was just as enjoyable as usual. But I don't know, overall I didn't appreciate this lunch as much.

And if it makes sense, I didn't feel like I suffered for it enough: the temperature was splendid, warm, so I didn't feel like I was braving a hostile weather and environment to get my grub. Oh well, it could have been worse: on my way there I saw a crashed car upside down, lying on its hood. In a narrow street just before the sandwich shop. How did that happen I have no idea. In any case, I should not complain about not suffering enough. Maybe I just miss the treats I had in Montreal: the wraps and of course the bagels. Comfort food wise, things have been underwhelming since I am back.

Qui aime les gargouilles?

Je n'en ferai pas une question existentielle, mais je me pose la question, simplement. J'adooore les gargouilles, les authentiques du moyen-âge ou les autres. Je dis gargouilles, mais bien sûr ce n'est pas tout à fait le terme exact, à en croire Wikipedia. En fait on devrait parler de chimère. Mais pour moi une chimère c'est ça. Enfin, dans tous les cas, j'adore ce qu'on appellle communément gargouilles, Mes frères et moi avons accumulé les gargouilles décoratives au fil des années, petits monstres domestiques qui décorent nos chambres, les salons de nos maisons, etc.. En fait ce n'est pas vrai, on ne les collectionne pas: la plupart sont des cadeaux de mes parents. Ils ont acheté celle en photo à gauche lorsqu'ils sont allés voir Notre-Dame-de-Paris à Paris. Je précise que c'était à Paris parce que je ne parle pas de la cathédrale. Je parle de la comédie musicale que j'exècre. La musak de la comédie musicale, de celle-ci en particulier, elle me casse les oreilles pas rien qu'à peu près. Mais bon, ils ont acheté une gargouille, alors ça va.

Enfin bref, j'aime ce joli petit cerbère bien sinistre. Il est joli comme tout, peut-être trop. Il n'est peut-être pas tout à fait assez grotesque pour une gargouille. J'en ai de franchement démoniaques, toutes sur les étagères de mes bibliothèques à Chicoutimi. Pourquoi les gargouilles? Je ne sais pas trop. Vous m'expliquerez si vous êtes aussi amateurs. C'est quand même plus intéressant collectionner les gargouilles que les timbres, en tout cas c'est plus décoratif dans une chambre. Maintenant cette photo décore le blogue. Je vais en publier d'autres. Mais dites-moi ce que vous pensez des gargouilles.

Thursday 23 February 2012

The readership of this blog

I needed to mention it in a post: since BlogLove Therapy convinced me to do the Blog Hop, I gained not only one but four followers.  So I wanted first to say to my new readers: Welcome to Vraie Fiction. Read this blog, this it often, do not be shy to comment and enjoy it. I will do my best to keep you reading. I also wanted to thank BlogLove Therapy, because it is her initiative that brought the attention of these four new followers to this blog.

Question existentielle (110)

Mon billet en français d'hier semble être passé inaperçu. Peut-être qu'il était trop geek, je ne sais pas. Mais il m'a inspiré une question existentielle dont je suis très curieux de connaître la réponse, surtout de ceux qui, comme moi, ne croient plus à Nessie:

-Si le Monstre du Loch Ness existait, que serait-il?

Wednesday 22 February 2012

Gloomy Ash Wednesday

It was (and is still for a few hours) Ash Wednesday today, the beginning of Lent. It was gloomy, all grey and dark and not very nice. Not cold, but not warm enough to make it pleasurable. Just wet and cool. It is strange how sometimes the day looks exactly like it should look. Today was a day like this: Wednesday looked like Wednesday, and even more so.

I could use this post to be very thoughtful and try to be philosophical, like I sometimes am, but I did this before for Ash Wednesday. I thought I would instead, because of lack of mental energy, publish here a new great unknown line to cheer everybody up, especially recovering Catholics (ever noticed that alcoholic and Catholic sound very similar? Yes I know it's a bad pun). So today in my gloomy office on the gloomy afternoon of this gloomy Ash Wednesday, I heard my name mentioned by some colleagues chit-chatting. So I asked: "Somebody was talking about me?" One answered: "Yes, well, you heard me saying your name?". And then I gave this sarcastic reply with a sarcastic delivery (I am after all an actor, sort of): "Well, I heard something that I thought somewhat sounded, maybe, like some gurgle vaguely reminiscent of my name." IMy name is often massacred here, you see. At least it makes for good writing material.

Souvenirs cryptozoologiques

Je suis en train de lire le bouquin de mon cousin Samuel. La troisième histoire du bouquin, Cryptozoologie, parle d'un animal mythique qui existe peut-être. Cela m'a fait penser à des souvenirs d'enfance, une époque où mes frères et moi parlions sans arrêt avec Samuel du Monstre du Loch Ness, des yétis, des sasquatch, des pieuvres géantes. PJ avait emprunté une série de livres à la bibliothèque, un sur les Hommes des neiges (photo à droite), appelé Le mystère des Hommes des neiges, un sur les pieuvres géantes (appelé... oui, c'est ça) et un sur le Loch Ness, dont je ne me souviens plus du titre, mais il y avait le mot "mystère" dedans.

Nous étions surtout des mordus du Monstre du Loch Ness, je crois, surtout depuis notre voyage en Écosse. Et nous y croyions dur comme fer. Nous croyions au yéti aussi, mais à Nessie encore plus. En fait, le débat n'était pas de savoir si nessie existait ou non, mais quelle était sa nature.  Nous avions débattu en long et en large avec un de mes amis: mes frères, Samuel et moi, croyions que c'était un plésiosaure, l'ami en question prétendait dur comme fer que c'était un élasmosaure. La raison était simple: l'ami avait lu un bouquin qui avançait l'hypothèse de l'élasmosaure. Il semblerait que le consensus des cryptozoologues à l'époque était celui d'une espèce de plésiosaure. Bien sûr, ça ne fait aucun sens: les deux espèces n'avaient pas de branchies, elles auraient donc été identifiées depuis. Enfin bref, mes frères et moi nous n'y croyons plus. Mais je m'ennuie quand même un peu des histoires que l'on se faisait sur Nessie, sur les yétis, sur les pievres géantes (celles-ci nous savons qu'elles existent, et le gigantisme est par ailleurs un concept relatif qui n'a rien de mystérieux). De nos conversations enfantines je crois qu'on pourrait écrire bien des bouquins de cryptozoologie, voire même quelques bonnes histoires.

Tuesday 21 February 2012

Maple syrup and exoticism

It is Shrove Tuesday today, so time to eat pancakes. I usually make some for dessert, but not sure if I will make some tonight as I am tired. I mainly have pancakes with maple syrup, of course, which here is even more expensive than in Québec. Most of the maple syrup sold here comes from Québec. The one they sell in Waitrose comes from Beauce and it makes it sound like it is a wild, far away land. Beauce. In Québec. I read it on the label a decade ago and I never quite got over it. It is so strange to see my country through the eyes of a tourist or an advertising person. here, maple syrup is an exotic product, and Québec an exotic place, at least when it is time to sell the darn thing. I know my Italian friends feel the same. They must experience this feeling way more often than me. Still, I always feel odd looking at a bottle of maple syrup here. I feel very much foreign.

Des nouvelles putréfiantes de Tomassi

Nous sommes Mardi gras, après tout, et puisque le gros, l'épais, le gras dur Tony Tomassi est à nouveau dans l'actualité... Donc, on apprend de par son père (Tomassi étant aussi lâche que stupide, il refuse de se défendre en public) que Tomassi pourrait se représenter en politique. Padri Tomassi va même jusqu'à dire que s'il est accusé, c'est parce qu'il est Italien (air connu). Je méprise profondément Tiny Tony, pas seulement parce qu'il est le genre de politicien croche et lâche que j'exècre, mais parce qu'il est tout ce que je peux mépriser chez un être humain: vaniteux, lâche, la vacuité intellectuelle, les accusations malhonnêtes envers ceux qui le questionnent, la vénalité même pas dissimulée (il est incapable de dissimuler, Tony Tomassi), l'absence de toute forme de morale. Tomassi, c'est un gros, gros Tartuffe, sans l'intelligence. D'un certain côté, je suis découragé qu'il puisse se représenter aux élections, encore plus s'il le fait encore du côté du Parti libéral. En même temps, je savourerais l'humiliation publique de sa défaite. Cela dit, il ne serait peut-être pas défait, c'est bien là le drame. J'espère que ses électeurs vont le lâcher. Enf ait non, j'espère que toute la communauté italienne va lui donner un sonore coup de pied au derrière.

Monday 20 February 2012

Three things I actually loved about Ottawa

As I mentioned here, I am not a big fan of the capital of Canada. In fact, my dislike of it is close to contempt. It looks and feels like an English city from which the soul had been sucked out, leaving a dry, bland, cold shell. City of bureaucrats, of tourists, so close to Québec geographically yet a continent away in its mentality. I felt like a foreigner, when I heard the voices of Quebeckers I thought they were immigrants and the Couche-Tard dépanneurs there were as much part of the place as an Indian take-away is in England: taking roots there yet not from there.

That said, there are three things I actually and genuinely enjoyed in Ottawa, enough to make me consider another visit:

-The Rideau Canal (picture on the left). During winter you can skate on it. I was stupid as I didn't bring ice skates (my brother had some but I didn't want to carry them all the way). Ice skating is maybe the only sport, with swimming, where I am actually good and which I enjoy. I could have ice skated all my way there. Heavenly. I didn't. I missed Paradise. In Ottawa, of all places.

-The Chapters bookstore. I could have spent the day there. I could have spent a lot of money (especially since Canadian dollars are worth more these days AND there are taxes on books). I behaved and bought only three (one a gift to my bro). But I took a loyalty card. Since it's a chain and there is one in Montreal (I even gave my c.v. there in another life), I will not have to go to Ottawa to use it. But I have to admit, the one in Ottawa was every bit as a bookstore should be.

-The campus of the University of Ottawa. I walked through it, went in its buildings and I don't know why but really loved it. Maybe I just love any campus, deep down. Maybe I just miss academia. It's not like walking on the campus of the University of Liverpool, but in any case it was a nice campus.

Question existentielle (109)

C'est Mardi Gras demain, on mange traditionellement des crêpes, donc il m'est venu cette question existentielle:

-Quoi mettre sur une crêpe pour la rendre parfaite et parfaitement décadente?

Sunday 19 February 2012

Bob Dylan on Sunday

I did not need to search for long to know what song to upload here today, for a sunny but cold and as usual monotonous Sunday. I often upload religious music (an irony for a Godless man, I know). In a way, this one is too, or at least there is something spiritual about it. So I was watching Watchmen yesterday and early in the movie there was a sequence with The Times They Are-a-Changin' by Bob Dylan. And it struck me. I needed/had to upload it here.

And for those who are blog hopping, welcome to Vraie Fiction.

Le froid, la neige et la nordicité

Jai pris cette photo à Montréal, sur l'Avenue Mont-Royal. Il ne faisait pas particulièrement froid, mais il y avait peu de neige et ça illustre bien le sujet de ce billet (qui semble au premier abord d'une trivialité navrante, admettons-le, mais il s'améliore par la suite, promis). Aujourd'hui, tel qu'annoncé à la météo, il fait froid, cela dit il ne neigera pas. C'est une particularité de l'hiver anglais à laquelle je ne m'habitue pas: le froid est là, souvent bien pire qu'au Québec même s'il est moins intense, mais la neige est absente.

Je dis ça, et pourtant c'est souvent le cas à Montréal: il peut y avoir peu de neige mais faire très froid. Montréal peut être très enneigée comme pas du tout, c'est une ville qui a l'hiver schizophrénique. Ou bipolaire. Je me rappelle d'une fin de semaine de décembre (1991 si je ne me trompe pas) petit frère et moi étions allés avec mon père voir Le Fantôme de l'Opéra (la version d'Andrew Lloyd Webber) à Montréal. Il avait neigé, mais neigé! Au début de l'hiver 1998, il avait fallu attendre au milieu décembre, au moins, pour avoir quelques brins de neige. Et au début de l'année, on avait eu droit à la Tempête de Verglas. Une horreur hivernale bien pire que des températures trop froides.

J'ai repensé à ce billet d'hier et je me demande si notre nordicité est strictement définie par notre rapport à l'hiver et au froid. La saison a influencé notre gastronomie, c'est indubitable. Elle a aussi influencé notre rapport au temps en général, peut-être pas pour le mieux: on devrait hiberner en hiver, mais la vie moderne nous force à être actif. Et je peux comprendre qu'on veuille prendre nos vacances en été, surtout s'il y a canicule, mais je me demande si l'été devrait automatiquement être associé aux vacances. J'ai déjà blogué à ce sujet. Il y a certainements d'autres choses qui devraient définir notre nordicité: les cycles circadiens, la faible densité de population, la végétation (ne riez pas, je suis très sérieux), tous les changements saisonniers, pas seulement l'hiver. Enfin, qu'en pensez-vous?

Saturday 18 February 2012

On the Blog Hop

BlogLoveTherapyBlogHopWell, I was looking for inspiration for a post topic tonight, and one fell on me, so to speak. BlogLove Therapy invited me on a blog hop.Here is the post in question. I didn't know what blog hop was, I guess I was blog hopping without knowing it, with the "photo du mois" for instance. But this is slightly more formal (I need to leave a comment on at least five blogs), although there is something quite friendly about all this. I do hope it will give me inspiration, as well as readers.

Assumons-nous notre nordicité?

Je pose la question, mais je n'en fais pas une question existentielle pour le moment. Je viens de lire cet éditorial de François Cardinal. Je n'ai jamais été très fort des festivals, excepté le Carnaval-Souvenir de Chicoutimi (C'est l'Carnaval, c'est l'Carnaval du bout du monde, etc.), mais j'ai toujours trouvé un peu déplorable cette attitude casanière des Québécois une fois l'hiver venu. Je veux dire: il fait froid six mois dans l'année, on a un automne qui se change vite en hiver et un printemps souvent tardif, avec des regains hivernaux jusqu'en mai. Je sais que l'on est originaire d'un pays tempéré et que de débarquer au Québec ne faisait pas partie du plan.

Quand même, je trouve déplorable cette manie de bien des Québécois de détester l'hiver. Peut-être que c'est parce que je suis un expatrié et que ma nordicité devient un trait plus important chez moi: je m'identifie comme un homme du nord (je ne dis pas un Nordique parce que c'est le nom d'une équipe de hockey et ça porterait à confusion) et on m'identifie comme un homme du nord, que je vienne d'un pays qui sait c'est quoi un vrai hiver et des vraies bordées de neige frappe l'imagination. Je suis exotique cause de ma nordicité. Dans tous les cas, je suis heureux d'apprendre que les Québécois qui sont restés au Québec commencent à se réconcilier avec l'hiver. Et vous, cher lectorat québécois, assumez-vous votre nordicité?

Friday 17 February 2012

This Friday's sandwich treat: the usual

I played it safe this Friday for the sandwich treat. I ordered the usual: smoked salmon baguette, tomatoes, lettuce, red onions, horseradish sauce, salt, pepper, a bit of lemon juice. Coca Cola and cashew nuts on the side. It was nice, enjoyable even, but I felt underwhelmed. A week and and a day ago I was eating smoked salmon bagels from St-Viateur. Now that is a though act to follow. I couldn't help but compare. Sure, the Brits know where to get good salmon. No question about it. I cannot honestly say if Canadian salmon is better than the Scottish one. I am not that much of a connoisseur. But a plain baguette sure is no bagel from St-Viateur. I mean neither the bagels nor the baguettes here can compete with a bagel from St-Viateur! I mean a wrap from Folie en Vrac would have been better too, but eating a salmon baguette a few days after a salmon bagel from St-Viateur is simply a recipe for an attack of homesickness. I guess I asked for it.

L'accent allemand?

Bon, l'accent belge, je pouvais comprendre un peu l'erreur, même si ça me rendait dubitatif. L'accent suisse, on peut toujours mettre ça sur la relative méconnaissance de l'accent suisse: je ne saurais l'identifier moi même. Mais qu'est-ce qui a pu faire croire à quelqu'un au téléphone que j'étais un Allemand? Cette semaine, on m'a en effet dit que j'avais un excellent français pour un Allemand. Je suis tombé en bas de ma chaise. J'avais peut-être la voix enrhumée, j'étais peut-être de mauvaise humeur, je ne sais pas. Je ne sais vraiment pas. On dirait que je l'on reconnaît mon accent seulement lorsque je reviens à Montréal.

Thursday 16 February 2012

Greek mythology (an anecdote)

During my last time in Chicoutimi, I saw my godson and his sister, first an evening at their home, then in my parents's place, where we had tourtière. The first evening, I helped the children do their homework. The girl had to do a bit of research about the sun and she had to write something about Icarus and Daedalus. The tourtière night, after supper, I showed her a book of Greek mythology (this one). She asked me to read her a story. Then two. I read the story of Orpheus in the Hades and then the one of Prometheus followed by Pandora. So two stories and a half, in a way. My godson fell asleep lying on my shoulder, but his older sister listened until the end and she was fascinated.

I was really into Greek mythology as a child, and I was happily surprised to see that it still holds a strong appeal to young children. I don't know why, but this little event made my evening and it also gives me hope for the future.

Arvida: une nouvelle plogue familiale

Je ne pouvais pas le passer sous silence: mon cousin Samuel a gagné le tout premier Prix Coup de Coeur de Renaud-Bray pour son bouquin Arvida, que j'ai déjà plogué ici (notamment). Alors voilà, j'espère que vous achèterez et lirez en grand nombre le livre. Que je vais de ce pas rajouter à mes livres préférés dans mon profil sur blogger. Je fais tout de même une brève confession ici: je n'ai jamais vraiment cru au petits autocollants "Coups de Coeur" de chez Renaud-Bray. Bien des chaînes ont des équivalents, ici aussi. Mais ça m'a toujours laissé tiède: qui les donne, selon quels critères? Sauf que là c'est un prix, une récompense, ce qui est déjà différent et il est indubitable qu'Arvida a été un succès critique et populaire. Alors à tout seigneur tout honneur.

Wednesday 15 February 2012

Pink Floyd and Sisyphus

I am feeling quite tired these days, trying to deal with a jet lag that never really seems to dwindle and at work I feel a bit like Sisyphus (never a good sign).And well, for some obvious reason I had this Pink Floyd Song in the head when I got home. I had noticed it before: it does have allusion to the myth of Sisyphus, what with the rabbit catching the sun and digging holes repeatedly. With the other existentialist themes oftene xpressed in Pink Floyd's music and this piece in particular, I wonder if they read Camus or if it is just a coincidence. Anyway, this is my second post this week about a Memento Mori. A more profound, poetic one this time. A more beautiful too. Unlike me, Pink Floyd is ageless and immortal.

Mon rêve serait (photo du mois)

J'espère que l'on ne me trouvera pas trop prodigieusement banal avec celle-là, mais cette photo du mois de février m'a donné bien des maux de tête. Parce que je rêve à bien des choses: à des endroits visités, à des villes où j'aimerais vivre, à des périodes de l'année, que sais-je. Et puis je me suis rendu compte de quelque chose: c'est de manger des toasts au beurre d'arachide Kraft qui me manque le plus. Chaque matin pour déjeuner. Un rêve qui a déjà été une réalité. Je suis goinfre dans mes rêves. Au moins celui-ci peut se réaliser.

Alors, regardez quels sont les rêves de:

Emma, Titem, Kyn, Leviacarmina, Niwatori, Anne Laure T, Edegan, Mamysoren, Emi London, Le-Chroniqueur, Emilyinfrance, A&Y, Grignette, Galinette, Noon, Suzie, Ava, Viviane, La Parigina, Nous4auQuébec, Cekoline, Cindy Chou, E, Lucile et Rod, Meyilo, Une niçoise, Babou, Sébastien, Bestofava, Surfanna, A&G, Julien, La Fille de l'Air, L'atelier azimute, Emily58, La Papote, Mgie les bons tuyaux, Kia909, Tambour Major, Frédéric, Marion, Nathalie, Kyoko, The Parisienne, Cricriyom from Paris, Quelbazar, Urbaine, Aude, Batilou, Stephane08, Tam, Boopalicious, Nataru, Où trouver à Montréal ?, Nomade57, LaGodiche, La Flaneuse, Aparça, Vanilla, jen et dam, La Nantaise, Lhise, Ty, Loutron glouton, Ori, Cathy, Laure, Sinuaisons, Champagne, Pitch, Violette, M'dame Jo, Chris et Nanou, Narayan, Fanny et Vincent, Voyagesetc, Lauriane, Les voyages de Lucy, Anne-Cécile, Fabienne, Krn, Xavier Mohr, Jean Wilmotte, Anaou, Shandara, Céline in Paris, La Madame, Zaromcha, Hugo, Carole In England, Nora, Florian, Coco, Cocosophie, Louiki, Céliano, Cynthia, Alexanne, François, Le Mag à lire, Manola, Cherrybee, M, Anne, Dr CaSo, florianL, Carnets d'images, Les voyages de Seth et Lise, hibiscus, Vinie, Soiz, Caro, Renepaulhenry, Clem et Cha, Eff'Zee'Bee, Lyonelk, Ma, Thib, L'Azimutée, Claude, Dorydee, Stéphie&lesCacahuètes, Gizeh, Blogoth67, Sprout©h, magda627, 100driiine, Urbamedia, Sephiraph, Caroline, Agnès, Guillaume, Karrijini, 4 petits suisses dans un bol de riz, Mandy, Gilsoub, Madame zaza of mars, Clara, Les Maudits Expats, Isabelle, J'adore j'adhère,

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Tuesday 14 February 2012

My New Memento Mori

You remember that recently I received for free some anti-wrinkle cream? Just to remind me that I was not getting any younger, they even had the nerve to say "more and more men buy these products you know", just to get me in a foul mood. Well I decided to change this stupid promotional gift into a Memento Mori. Sure, it is not nearly as dramatic or poetic as this classic Memento Mori (artists in Ancient Rome sure knew how to create striking images), it is actually stupidly mundane, but it should do. I can look at it, or even pour some around my eyes, repeating to myself in the mirror: "Remember O foolish mortal man, ashes to ashes, dust to dust" in a gloomy voice.

Question existentielle (108)

Je n'en reviens toujours pas de mon séjour à Montréal, j'imagine, mais j'ai une autre question existentielle à propos de Montréal:

-Pourquoi est-ce qu'on sert (presque) toujours de la Boréale en bière pression dans les restaurants de Montréal?

Pas que je m'en plaigne, parce que j'aime bien la Boréale (surtout la rousse), mais c'est quand même étonnant.

Monday 13 February 2012

A picture of Montreal

I uploaded a very similar picture here. Same place, slightly different angle, different day. It had been snowing all morning and I wanted to have one picture of it. It does not look glamorous one little bit, but I do find it beautiful, for some reason. Maybe because I miss Montreal, because I haven't been there for long enough, so I find even the banal and the mundane picturesque and borderline epic (I don't know if I could be the writer, but Montreal could be the setting of a great modern epic novel). I used to see an image like this every morning when I looked out of the window. Not this one exactly, I lived in another apartment. But something similar.

So yes, this is Montreal, or more precisely the Plateau Mont-Royal, on a winter morning. It's bare, it has snow, sometimes only little, often it has more ice, it's grey and white and there is a bit of blue (blues?). Blogging about it makes me deal with the absence better.

La police me décourage parfois

Je pensais beaucoup de bien de Marc Parent, chef du SPVM. Je pense en général beaucoup de bien de la police, en tout cas de ces policiers, moins des officiers galonnés. Puis, à la suite de cette histoire de taupe au SPVM, le gouvernement décide de faire la chasse... aux sources qui ont révélé aux journalistes l'histoire de la taupe. La chronique de Patrick Lagacé ici, celle d'Yves Boisvert .  Donc, la SQ enquêtera sur le SPVM pour trouver non pas où le système de sécurité a failli, mais comment le public l'a su. Et Marc Parent qui ne trouve rien à redire. Marc Parent que j'avais louangé ici. Son prédécesseur était un incapable à la loyauté déplacée, Parent est en train de se transformer en cocu content. Pitoyable. Et j'ai honte de mon enthousiasme quant à sa nomination. Je rêve d'un jour où on aura des officiers supérieurs compétents et intègres à la SQ et au SPVM. Je suis sans doute naïf.

Sunday 12 February 2012

Unpublished material by Anthony Burgess

I am sometimes ridiculously late getting the news. As I was googling for something else (an essay of Anthony Burgess on short stories), I discovered this article on the Guardian, from May 2011. 20 unpublished stories, including some ghost stories. Now that is interesting. I never thought my favourite writer had much interest in this genre. And I love a good ghost story, so I really wonder about his take on it. I hope they get published. This and The Worm and the Ring, which got stupidly censored.

Question existentielle (107)

Une question existentielle pour tous les Montréalais expatriés comme moi (oui, je me considère un Montréalais d'adoption):

-Qu'est-ce qui vous manque le plus de Montréal?

Bagel treat

This is the picture of my last supper in Montreal. I thought I'd show it to the readers. The bagel was purchased in St-Viateur Bagel and was fresh. You know the recipe: soft cheese, smoked salmon, a slice of tomato, red onion, capers and a dash of lemon juice. This is comfort food at its best,this is also maybe the best bagel in the world (seriously). I have a cousin who brings a bag of Montreal bagels every time he is abroad and offers them to his expat friends. During my years at university, I survived starvation by eating bagels from St-Viateur on Mont-Royal.

Une autre pensée sur l'hiver en Angleterre

Photo prise au Québec, à Chicoutimi. Il a neigé récemment ici, mais pas à ce point-là. J'attendais, j'espérais la neige depuis novembre, il n'en a pas eu. Maintenant, en février, c'est certainement plaisant, mais je ne peux pas l'apprécier autant. Et ça m'agace un peu, plus que les petits désagréments causés par la mésadaptations de l'environnement anglais. En février, j'apprécie moins l'hiver que dans les semaines menant à Noël. Et je m'ennuie de mon Kanuk.

Saturday 11 February 2012

Rediscovering English winter

I haven't been back here for 24 hours and I have noticed (again), the particularity of English winter: it's colder inside. I was expecting the snow that fell last week and which is still here. I was not expecting, however, that I would be freezing at minus 5. Or that I would be freezing inside the Heathrow bus station. The doors were wide open, and it was just as cold inside as it was outside. I should have expected it, but I didn't. And while I had a warm coat, it didn't feel warm enough. Maybe it was a symptom of the jet lag, but I wish I had brought with me my Kanuk coat. Unfortunately, I thought I would only need it Québec. I was foolish, but hopefully I will remember next time.

Des pâtés à la viande

Ce billet est à la fois culinaire et lexical. Comme le disait mon petit frère, ce que vous voyez à droite ne sont pas des tourtières. D'abord,une tourtière ça ne peut pas tenir dans une assiette, alors imaginez deux. La tourtière est un pâté énorme et qui contient des patates et du gibier. Le pâté à la viande contient de la viande de porc hachée, point. Les Anglais ont un équivalent, le pork pie. En fait, c'est notre pâté à la viande qui est sans doute l'équivalent du leur, sauf qu'eux ils ont une motte de porc qui ressemble à des cretons plutôt que du porc haché, mais autrement le principe est le même.

Vous trouverez la recette ici. J'ai mangé des pâtés à la viande deux fois durant mon dernier séjour au Québec, une fois chez mes parents (où j'ai pris cette photo) et une fois chez PJ. C'est une des choses qui me manquaient quand je suis à l'extérieur. Le pâté à la viande m'a fait survivre durant mes premières années à l'université. Je ne les faisais pas, mais j'avais une bonne réserve. Dans ma famille, on le mange avec de la salade iceberg (ou de la coleslaw) et parfois des olives. Un excellent plat par temps froid. Et ce n'est pas une tourtière. Si vous confondez encore, vous n'avez plus d'excuse.

Trying to survive the jet lag

I am back from Québec since this morning, after a too short stay in my country. I am dead, or I feel like it. I always had issues with jet lags and I haven't had one of this sort (West-East) for a long while. They are the worst, of course. I know of the ways to deal with it, but I never really followed them, except for keeping myself hydrated. If I am still alive by the end of the afternoon, I should blog again (I have a lot to blog about), so please check this space if you are worried about me.

Retour désorienté

Je suis de retour en Angleterre depuis ce matin. Je n'ai pas dormi dans l'avion, j'ai passé mon voyage à regarder des films, dont celui-ci. Dans l'état où je suis/j'étais, je ne sais pas si c'est un bon film ou non (selon les critiques il semblerait que non), mais c'est une façon comme une autre de dire au revoir au Québec. L'avion n'avait pas décollé que j'avais le mal du pays. Robert Charlebois était de la distribution. On y a aussi entendu la chanson Lindberg, ce qui me l'a mise en tête. Et je me sens désorienté: en plein décalage-horaire, fatigué, mais également un peu confus: il y a de la neige en Angleterre et j'y gèle plus qu'au Québec. J'ai laissé le Kanuk à Montréal, c'est vrai, mais en attendant l'autobus dans la gare, je boucanais en respirant. Alors voici la chanson qui illustre mon état d'esprit (sauf que je n'ai pas de blonde appelée Sophie et que je n'ai pas de biscuits à l'érable):

Thursday 9 February 2012

Last Supper in Montreal

I just had my last supper in Montreal. It sounds dramatic, I know. It was a sandwich treat, in a way: bagels, smoked salmon, capers, tomatoes, red onion, cream cheese and a bit of lemon juice. The bagels were from St-Viateur Bagel.You can see a photo of this sort of meal here. I was surprised I didn't eat any earleir in my time here. You cannot find bagels as nice as in Montreal.It is seriously one of the things I miss most about Montreal when I am away. And I bought them/ate them fresh from the oven.Pure bliss.

Montréal printanier

Je suis de retour à Montréal depuis hier soir. Je suis aujourd'hui allé voir le cousin et me promener sur le Plateau. Il faisait beau, doux, particulièrement printanier. Signes que l'hiver se tourne vers le printemps, du moins dans l'esprit des gens: Sam et moi avons lunché à l'extérieur, ensuite lorsque j'étais de retour sur le Plateau, j'ai vu qu'on construisait déjà la "cabane à sucre" à la sortie du métro. Une Française derrière moi disait à ses amis qu'elle avait hâte de se sucrer le bec. Drôle d'entendre une Française adopter notre vocabulaire comme ça. Et on est pourtant en février.

Wednesday 8 February 2012

Ottawa miseries

I am in Ottawa for the day visiting my brother. This is an unusual event. Ottawa has a poor reputation among Quebeckers, maybe among other Canadians too, it is supposed to be boring, strange and well, foreign. I have to say I share these feelings. An old drinking buddy of mine, who was working in the stage business, told me once: "I am back from Ottawa, the capital of Romania". This is funny enough to make it a great unknown line, and it is almost true. It certainly feels just as foreign, just as far away, even though you just need to cross the Ottawa river and you are in Québec. It might as well be an ocean. As I mentioned here, Ottawa looks and feels more like England actually, a very austere, very cold, very monarchist, very old-fashioned English city.

In Montreal, my bag got searched before I got in the bus. I was forgetting that I was going in the capital city, hence a potential terrorist target.  I found it excessive: people move in and out of the city every day by various means of transport, what was the point of this vigilance? It was not exactly as if I was going in another country. Well, I was, in a way. I will try to rediscover the place and see it in a positive light. In a few minutes. But I cannot help feeling that I am in Romania.

Question existentielle (106)

Je suis à Ottawa aujourd'hui et je me pose cette question:

-Pourquoi est-ce qu'Ottawa est aussi ennuyeuse et austère?

Tuesday 7 February 2012

Dinnertime conversation topics

Yesterday, my brother and a colleague and friend decided to have dinner in a restaurant, and they invited me to go with them. I was planning to have my bagel with smoked salmon, but I decided to have this treat another day and enjoy an evening out and a bit of socialising. So I ate with them in an Italian restaurant on Papineau. My brother's friend is a literature teacher, so it allowed me to chat about literature a bit. It is always pleasant to use some of my old academic skills. She was preparing a course on Racine's Phèdre. I once gave a course on this very play, one that I was really proud of, so I gave her a few tips/perspective. I miss teaching literature a lot, so it was a bittersweet moment. And I learned againm for the second time in two weeks, that I have a distinctive, strong Saguenay accent (and much stronger than my bro, mwa ha ha). Which is both pleasant and reassuring.

En direct d'Ottawa (aaargghhh!)

J'écris ces lignes du bureau de petit frère, donc d'Ottawa. C'est la première fois que je lui rends visite et c'est la première fois depuis 2007 que je me rends à Ottawa. Une ville que j'aime assez peu: c'est comme une ville anglaise, sans le cachet ou l'authenticité. En fait, Ottawa m'a toujours donné l'impression d'être plus anglaise que canadienne, mais une Angleterre profondément quétaine. J'étais même un peu étonné de voir le sens du trafic. Bon, je suis sûr qu'il y a des coins sympathiques, je suis heureux de voir mon frère et de découvrir son chez-soi pour la première fois, mais la ville elle-même est exactement comme je m'en rappelais. Elle est austère comme bien des capitales, monarchiste, pas tant laide que beige.

Monday 6 February 2012

Back in bleak Montreal

Since midday today, I am back in Montreal. Do not get me wrong: Montreal is by far my favourite place to live in Québec and maybe in the world. But let's face it: by this time of year, with this kind of winter, it looks rather bleak. The weather is not cold, it is around zero, but it does not look nice, it is a cocktail of dirty snow, grey ice and slush. And it is quite wet. I have to say, I do prefer sometimes colder temperatures. That said, some people keep the morale up even when it looks bleak outside: in the taxi that took me from the station to the flat, the Haitian driver ewas singing along enthusiastically the créole songs that were being aired on his radio. I thought it was an interesting picture of Montreal's daily life. I haven't seen many taxi drivers smiling, let alone singing, in rainy grey England. Granted, not every taxi driver here are as cheerful as this one, but still. That's why I prefer Haitian taxi drivers over the others: they are most of the time friendly and cheerful (besides I have family bonds with their homeland). That improvised performance was worth the ride and it certainly brighten my day.

Oh and on a side note, bleak or not, Montreal has character.


Je suis de retour à Montréal depuis ce midi. J'ai pris l'autobus à Chicoutimi très tôt (06:30AM) pour me rendre ici. C'est vraiment le jour et la nuit entre Montréal et Chicoutimi. Il avait neigé à Chicout (notez le diminutif), donc  tout était d'un blanc ouateux et le parc était superbe (malheureusement je n'ai pas vu grand-chose parce que j'ai dormi jusqu'à Québec). Ici, ce qui domine c'est le cocktail habituel de vieille neige grise, de glace et de slush. À Montréal, c'es tle règne de la slush.

Sunday 5 February 2012

An expat from Saguenay

"I travel a lot
I see a lot of things
very different from what we are used to see here
of course
when we travel we see different things
that's quite sure
but I have the feeling to tell it to repeat it
I don't really know
maybe saying it I just want to make a contact
to keep in touch as we say"

Larry Tremblay, The Dragonfly of Chicoutimi

I quoted it before, but I do feel like the way Gaston Talbot describe himself in the beginning of the play (we learn later that it is a fabrication, but it fits me anyway). And today is my last day home, in Saguenay, in Chicoutimi where the water is deep.I always have this strange feeling when I come back home. I am a guy from Saguenay, a Blueberry as we say, through and through: I sitll have the accent, I relate to all these little cultural references. I also have the local temperament, or some of it: the pride, the tendency to fabulation, the way of always looking at things in dramatic, larger than life fashion. The Saguenay is often called the Kingdom of Saguenay (I kid you not), even though there is no king in it. But there is no need of a king: the place has enough majesty in itself. It might sound stupid, but I relate to this.

I have been an expat for a long time, maybe since I first left to study in Montreal when I was 19. I wondered before if being an expat did not mean becoming a foreigner. I am foreign wherever I go: in other countries of course, but even in Montreal which I consider home, because of my accent. Yet when I come back here, it is always after a long while: I didn't see the city changing, or the way I changed myself. In a way, I feel that I am from Saguenay when I am in another place.

Anecdote saguenéenne

Mon père et moi sommes allés Chez Georges Steak House avant-hier. Pour moi, c'était la première fois en cinq ans, au moins. C'était donc un arrêt obligé. Pour fair tune histoire courte (car ceci est le préambule), j'ai commandé comme dessert une pointe de tarte aux biscuits Graham (un incontournable). J'ai reçu un quart de tarte. Même à deux, on n'a pas pu la finir. Ca illustre bien je crois, notre sens de l'abondance et de la grandeur. Au Saguenay, rien n'est petit, même les pointes de tartes.

Saturday 4 February 2012

Food for the hungry expat

My English readers will have recognised on the picture on the left a sheperd's pie/cottage pie. It is, but not quite. In fact, it is a pâté chinois (literally a Chinese pie), the Québec version of the dish. And no, it is not the same. Seriously, it is not. The single difference is that we add sweet corn (creamed corn in this case, which I prefer, the other corn imakes it too dry). I said single difference, but the creamed corn is the little thing that makes ALL the difference here, it turns the pie from a borrowed English dish into something Quebecker, and quite different in terms of taste.. On the side, we have beetroots, to add to the exotism (well, to my non-Quebec readers, the exotism, for Quebeckers there is nothing more plain than a pâté chinois).

So I had this on my first supper in Chicoutimi. With a slice of chocolate cake. I don't think I ever ate one that was that good. When you are homesick, this is what I dream of. And tonightwe eat tourtière. I will blog more about it, and the experience.

Nature morte hivernale

Ceci est la photo d'un pommier dans la cour-arrière de mes parents. Elle serait parfaite si on ne voyait pas en arrière-plan la maison de nos voisins, qui est franchement horrible (le développement domiciliaire à Chicoutimi dans les années 70-80, ça allait n'importe comment).

J'ai pris cette photo et décidé de la publier ici parce que: 1)c'est un coin de la cour-arrière que l'on n'a pas vu sur le blogue, enfin je ne crois pas et certainement pas en hiver, parce qu'alors le coin est difficile d'accès et 2)parce que je trouve l'image une intéressante petite Nature morte. Les pommes de l'automne dernier qui sont figées sur le pommier autrement entièrement nu, les cèdres en arière-plan (lesquels cachent en partie l'horreur qu'est la maison des voisins), la neige. Ce n'était pas une journée très froide, mais on ne le dirait pas à voir la photo. En un sens, je vois cette photo comme les restes de l'automne sur un hiver.

Self-portrait (sort of) and snow

This is a picture of my  feet and legs, in the snow, taken two days ago in the back garden of the family house, where I had decided to walk, just so I could have my feet in a lot of snow. It felt great, walking deep in the snow and listening to the sound of my steps. This is one of those little nothings that make life: a self-portrait of me at home.

Question existentielle (105)

On m'a souvent dit que Chicoutimi, on en fait vite le tour. Je le pense un peu aussi, parfois. D'où ma question existentielle d'aujourd'hui:

-Quoi faire à Chicoutimi?

Friday 3 February 2012

Getting older

I went to buy some after-shave yesterday, as 1)my stocks were low and 2)I prefer to buy Dans un Jardin products. So I bought two bottles of after-shave so it can last longer and I also received as an extra a free sample of anti-wrinkle eye-care. It kind of shocked me. Wel, not kind of, it absolutely did. It is the very first time someone ever offered me anti-wrinkle products. I was tempted to refuse. Instead, I turned it into a joke and decided to share my pain. I turned over to mum and said: "Well, just so you know your eldest son now uses anti-wrinkle cream". It is a great unknown line, it is also a bit cruel. But it also shows that one never gets older alone.

Des nouvelles du bout du monde

Je blogue plus irrégulièrement ces temps-ci, le retour au bercail me gardant plus occupé que je pensais. Cela dit, je vais essayer d'écrire plus.

Je suis donc à Chicoutimi, que je considère comme le bout du monde. C'est sans doute exagéré, mais l'exagération est typiquement saguenéenne, donc parler de Chicoutimi comme le bout du monde est somme toute assez appropriée: c'est loin, , une grande ville perdue dans la nature, dans un coin qui parfois peut paraître rébarbatif, surtout quand il fait froid comme aujourd'hui.

Je dis que je suis occupé, mais en fait pas beaucoup, à part être dans la ville et essayer de vivre comme un local en congé, je ne suis pas particulièrement occupé. Hier je suis allé à Place du Royaume. Signe de notre esprit d'exagération bien saguenéen: on appelle la région le Royaume, et donc, par conséquent, une centre d'achat tout ce qu'il y a de plus centre d'achat, gros, laid et sans personnalité, s'appelle Place du Royaume. Cela dit, le service à la clientèle est en général meilleur qu'en Angleterre. C'est toujours ça de pris.

Wednesday 1 February 2012

Versatile Blog Award

I have been tagged and received a Blog Award from Tao Owl here. So first I wish to thank Tao.Owl for thinking about me and be generous enough to think that 1)there are 7 interesting random facts about me worthy of knowing and 2)I know 15 bloggers to send this award to.

Below are the rules of the award:

1.) Thank the person that nominated you, and give a shout out on your blog to them with a link to theirs.
2.) Share 7 random facts about yourself.
3.) Send the blog award to 15 other bloggers who's blog you love and appreciate, and let them know they won the award.

Let's get started with the seven random facts about me:

1)For some unknown reason, I have some ginger hair in my beard.

2)I prefer to wear black coats. My Kanuk coat is black, my summer coat is black and so is my Berghaus. My Liverpool coat to and my old Timberland one. I had coats of other colours, but I prefer black and find them more comfortable.

3)Talking about clothes, I always wear the same set of clothes when I travel.Well, two sets really, one for warm/hot weather and one for cold one.

4)I prefer to play the Colonel Mustard at Clue/Cluedo.In fact I prefer to use yellow pieces in board games.

5)As a child with my brothers, I used to "extend" some board games, such as Cluedo and Scotland Yard, into make belief. "live action" games. We improvised murder parties too.

6)I have an accent from Saguenay, which is very distinctive, even among Quebeckers It may not sound like much, but after years away and abroad, it feels great when someone tells me. A friend told me last Monday, just after I said a few words.

7)I am naturally a shy person, which I compensate by opening my mouth a bit too often and too loudly for my own good sometimes.

So now here are the 15 (fifteen!) bloggers/blogs I give this award to:

1)Gwen Buchanan

2)Mozart's Girl

3)Wendy the (Very Good) Witch

4)The Gill-Man

5)The Frog Queen

6)Halloween Spirit

7)Voodoo Ghoul




11)Prof Solitaire

12)October Farm




I cannot wait to read about your seven random facts. Especially since I swept tears and blood to write this post.

Une heure aux Bouquinistes

Petit arrêt obligé lorsque je viens à Chicoutimi: je passe au moins une petite heure à la librairie Les Bouquinistes. J'en ai déjà parlé ici et ici. C'est un de mes commerces préférés à Chicoutimi. J'ai expliqué dans mes deux billets de nostalgie chicoutimienne pourquoi je m'en ennuyais. J'y ai notamment acheté Arvida. Je demanderai au cousin une dédicace lorsque je serai de retour à Montréal.

Puisque j'étais ma mère, on sait maintenant aux Bouquinistes que je suis le fils de celle-ci et le cousin de l'auteur du bestseller. C'est un peu étrange: j'ai été un client anonyme pendant des décennies, de mon enfance à l'âge adulte. Maintenant je suis presque un notable.

A walk in the snow

I had my very first proper walk in the snow today. Just a few minutes in the morning, but still. When I was walking in the drizzling English rain I looked like an otter, today with my black Kanuk coat I looked like a black bear in the snow. It was a short but nice experience: the smell of the snow and cold air, that gets on the clothes, the slight cracking of the snow underneath my feet, the immaculate white coat all around me. Proper snow and proper winter time. This is one good thing about going where the water is deep: Montreal is mainly icy, but Chicoutimi has a real winter.

Question existentielle (104)

Une question existentielle directement inspirée de ce billet:

-Est-ce qu'un expatrié ne devient pas de facto un étranger en son pays?

Where the water is deep

"Chicoutimi is an Amerindian word
it means up to where the water is deep
this word refers to the Saguenay
a big a beautiful a splendid river
but Chicoutimi as a town is ugly
as every American town
and this ugliness is very interesting
but fortunately nature surrounds every town
in this country
and nature cannot be ugly"

Larry Tremblay
, The Dragonfly of Chicoutimi

I have quoted Larry Tremblay before, this very quote in fact, but it fits the topic of this post. I am in Chicoutimi, where I grew up, where indeed I spent the first 20 years of my life or so. I had a glimpse of the Saguenay, this beautiful, splendid river, and a lot of the ugliness of the town. It didn't change much. I can say that Chicoutimi is ugly without being considered a traitor, I hope, as this ugliness has now been immortalised in a major play. And because ugliness can be interesting.

I always come back here with an uneasy feeling. Chicoutimi, as I mentioned here in French, has a fitting name: it is deep, far away from everywhere, surrounded by forest and nature, the Saguenay river with its deep, deep water, and it affected our psyche: we are as insular as English people, if not more. I wonder if being an expat does not mean, also, becoming a foreigner. I will come back to it in the next days.

Ici l'eau est profonde

Je suis de retour à Chicoutimi depuis aujourd'hui/hier. Je dis aujourd'hui/hier parce que mon blogue fonctionne à l'heure anglaise. Donc, me voici là où l'eau est profonde, comme le dit la chanson.Je me sens vraiment là où l'eau est profonde, même si j'ai à peine vu le Saguenay depuis mon retour.Mais c'est très profond de bien des façons, Chicoutimi. Hier/avant-hier, un ami avec qui j'ai pris un verre (au Boudoir) m'a dit que j'avais gardé mon accent saguenéen, en fait qu'il était très prononcé, ce qui m'a bien fait plaisir. C'était plaisant. Cela dit, je me demande si je suis capable de passer pour un "local". Un expatrié ne devient-il pas un peu étranger en son pays, de facto? J'en ai discuté avec mon ami, d'ailleurs. J'en ferai peut-être une question existentielle.