Thursday, 11 February 2016

Une St-Ambroise... rousse?

Non, non, je ne fais pas de chronique sur le saint catholique, même si je sais que c'était le Mercredi des cendres hier et donc que c'est le Carême aujourd'hui. Je parle d'une autre variante de la bière emblématique (et la première bière) de la Brasserie McAuslan. Lors de mon premier apéro à Montréal, je voulais boire de la Griffon Rousse, ma préférée, mais quand j'ai vu au dépanneur d'en face qu'ils vendaient de la St-Ambroise Rousse, j'ai voulu l'essayer. Je suis un grand amateur de rousses, je trouve qu'elles ont plus de caractère que les blondes, en général. Je parle toujours de bières. Cela dit, sans aller jusqu'à prétendre que mal m'en pris, j'ai été déçue de cette rousse-là. Elle n'a pas ni le caractère de la Griffon, ni celui de la St-Ambroise originale. Laquelle en a, pour une blonde, sans doute parce que c'est une blonde foncée. Mais bref, ils disent dans sa présentation que la version rousse a "un léger arôme d'agrumes" et je crois que c'est ce qui m'a énervé. Pour moi, une rousse doit avoir un fond de goût de noix, ou de bois, ou d'épices même. Pas d'agrumes!

Alors j'ai tenté tant bien que mal de terminer le six pack avec mes frères (pas dans la même soirée on s'entend), on a fini par l'achever et j'ai plus tard exorcisé ça avec de la Griffon. J'aurais dû m'en tenir à mon premier choix. Sans dire que la Griffon Rousse était mon premier amour brassicole (ça, c'est la Maudite), c'est quand même la bière québécoise avec qui j'ai les rapports les plus fréquents et les plus appréciés. J'ai toujours une affection particulière pour les produits McAuslan en général, mais je crois que la St-Ambroise Rousse n'a pas été un succès. Si la St-Ambroise Pale Ale est la grande soeur belle et douée qui fait l'admiration de la famille et l'envie de la communauté, la Griffon Rousse est la petite soeur espiègle et garçon manqué, pleine d'énergie et de charme alors que la St-Ambroise Rousse, c'est leur cousine pauvre.

Tuesday, 9 February 2016

The Year of the Monkey

I know that it was the Chinese New Year yesterday. My wife is teaching children about it and about some old Chinese legends. This year is the Year of the Monkey, as you must all know by now, it seems that it has been mentioned a lot in the medias. Fittingly enough, I bought on my last trip to Montreal an adaptation for children of the story of Sun Wukong the Monkey King, who is one of the main protagonists of Journey to the West. And I didn't even know it was going to be the Year of the Monkey! Unfortunately, as we are crammed with books here and as my luggage was already heavy, I left the book in Montreal. I intend to get my hands back on it as soon as possible and read it before the end of the year. The Chinese one, that is. I should get it on time. Until then, I will read this book, which also features an abridged version of the story of Sun Wukong. So this is how I will commemorate the Year of the Monkey.

Rose Latulipe, version Fanfreluche

Nous sommes le Mardi Gras, ce qui veut dire pour plusieurs... manger des crêpes? Pour moi, le Mardi Gras est la date fatidique où Rose Latulipe a rencontré le diable, sous l'aspect séducteur d'un beau danseur bien habillé C'est peut-être mon conte québécois favori. Je ne sais toujours pas si je dois écrire Latulipe ou Latulippe, ils emblerait qu'il n'y ait pas consensus. Il y aurait plus de 200 versions du conte. Celle que vous trouverez sur ce site n'est pas mal, cette autre est très bonne aussi. Mais celle que j'aime le plus, c'est celle d'un bouquin, Le baiser maléfique, que j'ai mentionné dans un billet sur le sujet en 2008. La fin, qui adoptait la version la plus sinistre de la légende, aurait déplu à Fanfreluche de l'émission du même nom. Je connais très peu l'émission, mais je savais qu'ils avaient fait un épisode sur Rose Latulippe. Je l'ai d'ailleurs trouvée sur YouTube. J'ai des idées différentes sur la chute que devrait avoir le conte, mais l'aspect effrayant demeure. En plus, le diable y est joué par Albert Millaire, toujours excellent dans ce qu'il fait. Si vous trouvez la version Fanfreluche trop naïve ou parodique, jetez un oeil à la variante à la fois plus libre (Rose n'y est même pas mentionnée, ni Gabriel son fiancé) et beaucoup plus sombre racontée par Félix Leclerc ici. Sinon, Bon Mardi Gras.

Monday, 8 February 2016

Death and Taxes

You know the idiom, which tonight was proven true again from personal experience. My parents sent to my wife and me our Christmas presents by mail. By boat, in fact. It hasn't arrived yet. What arrived, however, is a letter asking us to pay import taxes on what we would receive. Which I did. And it was done in less than five minutes, with ridiculously ease. So the saying is true.

Je suis malade (prise 2)

Parfois, Vraie Fiction prend la forme d'une chronique ou d'un journal personnel en ligne. C'estle cas en ce moment, je le crains, puisque ce billet est une suite de celui que j'avais écrit hier. Comme mes lecteurs le savent, je suis malade. Pour être plus précis, je suis toujours malade, même si mon état s'améliore. C'est la première fois que je me tape un bon mal, enfin un vilain mal, depuis au moins un an. J'ai fait quelques observations à ce sujet, que je partage ici:

-Je pensais passer une longue journée à mon retour au travail, j'ai passé une très longue journée. Le pire, c'est que j'étais sans doute dans un état juste assez potable pour aller travailler ce matin. Mais c'est long, la journée avec le frisson.
-Je dors beaucoup plus facilement malade, sans souffrir d'insomnie comme j'en souffre d'habitude, mais je doute que ce soit un sommeil récupérateur.
-Tout me donne la nausée, alors j'en suis réduit au régime sec: pain sec en toasts, biscuits secs, autres choses sèches (petite allitération ici).
-À défaut de boire beaucoup d'eau parce qu'elle me donne parfois la nausée (je vous jure), je bois du Sprite. Enfant, c'était du 7up. Depuis ce temps, pour moi ces deux boissons-là goûtent le médicament. Je les exècre vraiment.

Outre tout cela, je survis, bon an mal an, mais je commence à avoir hâte que ça finisse.

Sunday, 7 February 2016

How I buy books, in a nutshell

I found this webcomic strip from Sarah's Scribbles (which I know/knew nothing about) on the Facebook page of la Bouquinerie du Plateau, one of my favourite bookshops in Montreal. They often show comics or illustrations or quotes about books, reading and in this case book buying. I found it as funny as it is accurate. This is me in a nutshell. I an not one who likes shopping, except for a few rare things, among them and especially books. And when it comes to buy books, I am like that character, I'm always flush and free with my money.

Je suis malade...


Photos prise au York Castle Museum, je crois que ça représente le comptoir d'un apothicaire et je crois que la statue en est peut-être une d'Asclépios, le dieu de la médecine. Quoiqu'il ait le look plutôt androgyne si c'est le cas, alors n'en soyez pas certain. Dans tous les cas, cela illustre mon propos: je suis malade depuis la nuit dernière. Sans rentrer dans les détails, j'ai dû m'aliter la plupart de la journée. Ca m'est arrivé parfois au retour d'un voyage, ou lors d'un voyage, donc rien de nouveau sous le soleil. Je sais comment me traiter et déjà je prends du mieux. Mais j'aurais parfois bien envie qu'Asclépios existe.

Saturday, 6 February 2016

A feline stranger?

I am back home since this morning. I was greeted by my wife, who was happy and relieved to see me. I say relieved as she had to take care of Domino for two weeks and he had been quite demanding, as our cat sometimes is. But Domino's attitude regarding my return was one of complete and utter indifference. He has been smelling my suitcase with curiosity when I was taking my (cat?) nap, but he has carefully avoided any of my attempt to stroke or cuddle him, swiftly left the rooms when I entered in them or hid under the bed. He is under it now. According to one of my Facebook friends, Domino is just being "cat" and thus grumpy. I am wondering if he is avoiding me out of fear or just to spite me. Still, I find it difficult to see him behaving like I am a complete stranger. I guess it's catitude.

Des bûches sous la neige


Mon lectorat connaît ma fascination envers les cordées de bois. Je les photographie partout où j'en vois et je partage parfois les photos sur ce blogue. Ne me demandez pas pourquoi les bûches m'obsèdent, je crois que c'est parce que je l'associe aux feux de foyer que j'aime beaucoup. Mais cela dit, je ne fais pas dans la photographie artistique, alors je ne peux pas dire que les photos de cordes de bois que j'ai prises soient évocatrices. Pas comme celle-ci en tout cas, prise par ma cousine Amy l'artiste-photographe. Elle l'a publiée sur Facebook et comme je la trouvais jolie j'ai décidé de la partager sur Vraie Fiction, avec permission de ma cousine bien entendu. Je n'ai pas vu de tableau aussi hivernal lorsque j'étais au Québec.

Wuthering Attic

I am shamelessly stealing the title of a classic (which I read years ago in college) for a blog post, but it is just fitting. It is the first thing I noticed when I got back home today: the blowing wind that seemed to be shaking the windows and the roof itself. This is the nature of attic rooms like our flat: the connection with tempestuous weather. It is not even that windy outside, but you can feel it strongly all the same in this flat. Moral of the story: I love attics.

Des départs et des retours

Je suis de retour en Angleterre depuis ce matin, après un vol qui s'est passé sans problèmes, même pas un peu de turbulence. J'ai même réussi à dormir, ce qui ne m'arrive pas souvent lorsque je voyage. Pas beaucoup, mais un peu. Assez pour que le décalage-horaire ne me tape pas trop dessus lors de mon arrivée. Cela dit, je suis quand même mélancolique d'avoir quitté Montréal et le Québec et du décalage lui-même. Le décalage-horaire amène toujours son lot de mélancolie d'Ouest en est, chez moi en tout cas.

Friday, 5 February 2016

Last Night in Montreal

It is not quite my last night in Montreal: I will be out of the city in the night. Last night was truly my last night in Montreal. And I spent it reading... Last Night in Montreal by Emily St John Mandel. You might remember that I blogged about it two years ago, I had then stumbled upon its French translation and I wished to find the original one. Well, I found it through Amazon and it is the book I am reading at the moment. As I am about to leave my beloved Montreal, I thought it was a fitting read. So far, so not merely good, but so very beautiful and haunting. It is not truly a crime fiction novel, but a novel with crime elements. And Montreal so far has been barely mentioned. I don't mind. I love the story so far and the characters know about linguistics and university student life, so it makes it all the more enjoyable to me. And, given the title, Montreal will eventually show up.

Derniers moments à Montréal

Je passe mes derniers moments à Montréal en ce moment. Il me reste encore une heure environ avant de prendre le taxi pour l'aéroport. Lorsqu'on est à l'aéroport, ce n'est déjà plus être à Montréal. Je vais m'en ennuyer, cela dit je suis content de retourner dans mon pays d'adoption et de retrouver ma femme et mon chat.

Thursday, 4 February 2016

A few books and a nice cuppa

I took this picture recently at the David's Tea shop on Mont-Royal Avenue. It is not a very fancy place and certainly not much of a tea room. In fact, it basically a counter with a few chair and tales at the front to act as tea room. But it made me rediscover one of life's little pleasures: reading in a place with a hot cup of tea to enhance the experience. For the record, the tea was blueberry jam and one of the books I had brought with me was this Dylan Dog. I have been bringing books in every restaurant and cafés I have been to in Montreal, to satisfy my binge reading, but so far it is truly in this David's Tea shop that I could truly get into it without any distractions.

Pour qui sonne le verglas

Je commets un nouveau calembour atroce, mais il fallait que je le fasse: hier le verglas a couvert Montréal et la ville était devenue une patinoire à bien des endroits. Le Parc Laurier notamment, que vous voyez sur la photo de droite. Au lieu de le traverser lorsque je revenais de chez mon frère, j'ai dû le contourner. Ca me rappelait la Tempête de Verglas de 1998.

Wednesday, 3 February 2016

Feasts of bagels

As usual, a stay in Montreal means for me enjoying as much as I can local food, especially the bagels from St-Viateur. This time has been no exception: this is what was waiting for me the very first night I arrived in Montreal. A dozen bagels from the very best bagel place in the world. I had them for dinner, lunch, breakfast. I bought a second dozen two days into my stay. The man at the till asked me if that would be all, I said: "That will be enough." He laughed. I think it deserves to be a new great unknown line. I also had lunch at their café on Mont-Royal yesterday. So I've had plenty of bagels. That said, I will have some more, as I intend to have my lunch there too. I am having feasts of bagels and it seems I can't get enough.

Les phylactères sur l'Avenue Mont-Royal

C'est une petite découverte que j'ai faite sur l'Avenue Mont-Royal: ces bulles de bande dessinées, que l'on appelle dans le jargon professionnel des phylactères. Je l'ai appris dans mes cours de bande dessinée au cégep (parce que oui, on apprend des choses au cégep). Ceux-ci, au lieu de montrer des dialogues, illustrent une situation, ici une scène hivernale. Je suis peut-être un incorrigible plateauiste, mais je trouve ces phylactères sympathiques. C'est urbain et convivial et pas quétaine pantoute. Mais enfin bref, phylactère est le mot du jour. J'espère avoir contribué à votre érudition avec ce billet.

Tuesday, 2 February 2016

A Clockwork Anniversary

I learned from the Anthony Burgess Foundation's Facebook page that today was the 44th anniversary of the release of A Clockwork Orange.  Maybe my favourite movie, based on the novel from my favourite author. To say that it changed my view of the world is an understatement. It shattered my view about a lot of things, from moral to music, it also made me discover a lot of things about language and civilization. It is the movie of teenage. Here's an article about it where the great Malcolm McDowell is interviewed. And I will end this post with the official trailer. Have a look at it, watch the movie as soon as possible if you have never done so already, if you did, then watch it again soon.

À la Chandeleur, l'hiver passe...

C'est le cas du moins cette année, en 2016, à Montréal. L'hiver passe, il ne prend pas vigueur et c'est la Chandeleur. Je verrais ça d'un bon oeil, si on avait eu un vrai de vrai hiver pour une longue durée. Il faudra attendre à l'année prochaine, je le crains. Je dis ça et l'hiver peut reprendre en avril, un proverbe, surtout celui-ci, tient plus de la superstition que de l'analyse fine ou de la sagesse (encorre moins). Mais jusqu'ici, février sera doux comme les mois précédents.

Monday, 1 February 2016

February

To state the obvious: today is the first of February. It is a Monday too, so the month begins with the week. But I am on holiday so it does not matter to me this year. It is going to be a special one this year, as it is a leap year, so we'll have a 29th of February. I am stating the obvious again, unless you didn't know.