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Tuesday, 19 March 2013

L'arroseur arrosé

C'est un vieux gag qui peut demeurer très drôle, en tout cas très satisfaisant, celui de l'arroseur arrosé. Il est arrivé récemment à Guy Hébert, directeur général de la Ville de Montréal, pitoyable petit politicalleur résidu de l'administration de Gérald Tremblay. Il a cherché à congédier Marc Parent, chef du SPVM, parce que celui-ci enquêtait sur un contrat de la ville. Pour cette tentative d'intimidation et d'ingérence dans le travail policier, il a dû démisionner. Bon débarras. J'ai eu des mots durs envers Marc Parent l'année dernière, cela dit j'avais accueilli sa nomination avec enthousiasme. Je suis d'accord avec Patrick Lagacé: on s'est attaqué à un homme droit, parce que c'était un homme droit. La chronique de Michèle Ouimet sur la controverse est également intéressante. Ce serait une autre histoire déprimante sur la corruption qui sévit à Montréal. Celle-ci, cependant, finit bien, avec la minable petite brute qui se fait servir exactement sa propre médecine. Ca me donne une certaine joie furieuse.

Sunday, 13 March 2011

Montréal vue de l'extérieur

J'ai lu avec intérêt la chronique de Michèle Ouimet sur Montréal telle que perçue de l'extérieur. Le portrait est un peu désespérant: clichés sur la ville latine et la joie de vivre, sur le snobisme du Plateau et tristes vérités sur la pourriture qui gangrène la ville. Au moins on ferait les meilleurs bagels au monde, ce que je n'ai pas de difficulté à croire. Mais en lisant l'article, je me sens bien morose: Montréal est vue comme une caricature franchouillarde par les étrangers et comme une sorte de Sodome et Gomorrhe amorale dirigée par de dangereux gauchistes hippies.

Friday, 17 September 2010

Parlons du Plateau

Lu aujourd'hui la chronique de Michèle Ouimet sur Luc Ferrandez, le "maire" (hé misère! les humiliantes bassesses auxquelles il a fallu se plier pour faire plaisir aux villes fusionnées!) du Plateau Mont-Royal. Je ne savais trop quoi penser des mesures controversées de Ferrandez quand ça m'a frappé: je ne savais pas trop quoi penser des mesures controversées du maire du Plateau Mont-Royal. Le Plateau. Ce que je considère comme "mon" village depuis que j'y ai mis les pieds pour mes premières années d'études universitaire. L'endroit que je considère comme mon chez-moi, mon home sweet home, j'y suis maintenant étranger. Je ne peux m'empêcher de trouver ça un peu triste.

Thursday, 25 March 2010

Le gros bon sens?

Michèle Ouimet chronique aujourd'hui sur les nouvelles mesures du gouvernement Charest concernant les accomodements raisonnables. Elle a des réserves, mais titre son article "Enfin, le gros bon sens". Il aurait dû s'appeler "Le moins qu'ils puissent faire". Je suis content qu'on interdise le voile intégral dans les institutions publiques et je suis en profond désaccord avec Michèle Ouimet quand elle dit qu'il y aurait fallu des exceptions pour les cours de francisation, sous prétexte d'intégration. À ce degré-là d'intégrisme, l'intégration est impossible sans fermeté et rigueur de la part de la société d'accueil. Il semblerait que Michèle Ouimet ait accepté les niaiseries dévôtes de Naema. Déplorable. Cela dit, elle a raison de dire que l'interdit de symboles religieux devraient être amenés chez les juges et les policiers. Pour ma part, j'étendrais cela aux membres de la fonction publique et aux enseignants. On ne peut clamer que l'état est laïque et permettre à ses représentants de porter un signe religieux, quel qu'il soit. André Pratte croit que ça fait de moi un "tenant d'une laïcité pure et dure", je crois plutôt que c'est le signe de laïcité rigoureuse. Laisser un fonctionnaire porter un symbole religieux, c'est encourager tacitement une croyance.

Ah oui, et pas tout à fait dans le même ordre d'idées, mais un peu tout de même, je recommande la lecture de cet éditorial de Mario Roy sur le projet de loi irlandais sur le blasphème (je vous jure) et sur la résolution onusienne condamnant la "diffamation des religions". Ce sont de dangereux projetts qui cautionneront l'intégrisme religieux, tout en menaçant sérieusement la liberté d'expression. Ici aussi, le gros bon sens semble disparaître pour accommoder toutes le susceptibilités. Ici encore, la fermeté et la rigueur devraient être de mise.

Saturday, 6 March 2010

Essaient-ils de nous faire pleurer?

Je n'ai pas commenté jusqu'ici la controverse concernant cette étudiante renvoyée d'un cours de francisation parce qu'elle refusait d'enlever son niqab. Tout le monde (ou presque) a appuyé cette décision, même André Pratte, c'est dire. Cela dit, je suis resté très perplexe à lire l'article de Michèle Ouimet sur cette dame. Elle peut bien montrer l'autre côté de la médaille, enfin, audi alteram partem comme dirait l'autre, mais j'ai trouvé le ton tendancieux, comme si on voulait montrer Naema comme une victime tragique d'un concours de circonstances sur lesquelles elle n'avait aucun contrôle. J'imagine que c'est moins pire que d'en faire une martyre, mais Naema s'est placée dans cette situation, ainsi qu'elle le dit "c'est (son) choix" de porter le voile, or elle doit vivre avec les conséquences de ce choix et les limites que celui-ci engendre. Je ne sais pas si La Presse essaie de nous faire pleurer, mais mes yeux sont restés secs.

Wednesday, 11 February 2009

Du pain et des jeux

Ainsi donc, le Canadien de Montréal distribue du matériel pédagogique en classe, lequel est subventionné par le Ministère de l'éducation. Et bien sûr, la ministre Courchesne n'y voit aucun problème. Grand ministère, petite ministre. Très petite ministre. J'oserais même dire un peu minable. Je peine à comprendre ce que les élèves y gagneront au compte, en quoi mettre des signes du Canadien va changer quoi que ce soit à la qualité des cours ou à leur attrait pour les jeunes. Je n'arrive pas non plus à comprendre pourquoi, si le matériel distribué à des effets bénéfiques pour le monde de l'éducation québécois, on ne veut que l'utiliser l'année du centenaire de l'équipe. À en juger par la majorité des réactions des lecteurs de La Presse (réactions qui souvent ne volent pas haut), il semblerait que je vois un problème où il y en a pas. Étrange comme on devient soudainement con quand on est un partisan. L'ennui, c'est que l'on devrait cesser de l'être en dehors du Centre Bell. Ca veut dire qu'on ne devrait pas excuser le geste des casseurs à la suite d'un match. Ca veut aussi dire qu'on doit faire l'effort d'enseigner ou d'apprendre les matières essentielles sans avoir à utiliser du matériel de promotion d'une entreprise privée. La chronique de Michèle Ouimet ici, le billet de Richard Martineau là. Je ne suis pas toujours d'accord avec eux, mais là ils sont "spot on", comme disent les anglophones. Quand même Réjean Tremblay trouve ça indécent, c'est que c'est indécent.