Je viens de lire cette chronique d'Yves Boisvert sur Luc Ferrandez, le maire du Plateau Mont-Royal et sa politique anti-voitures. J'ai déjà blogué sur Luc Ferrandez ici. Les gens du Plateau ont parfois (souvent) une mauvaise réputation, ils sont vus comme trop à gauche, trop caricaturalement écolos, trop hippies. Je crois que c'est une vision caricaturale des habitants.
Je suis, ou du moins j'ai été, Montréalais d'adoption. Je me considère encore montréalais. Comme bien des Saguenéens à l'époque (on parle ici des années 90), je me suis ramassé sur le Plateau Mont-Royal. Le Plateau, c'est mon chez-moi. Si je suis plus à gauche qu'à droite sur l'échiquier politique, je ne suis pas un idéologue et je me suis lassé de l'étiquette "de gauche". Humaniste, oui, absolument, mais socialiste? Pas/plus vraiment. Je me sens toujours chez moi sur le Plateau Mont-Royal, même si le député provincial m'agace souvent, même si l'antipathie de certains de ses militants envers la police m'agace (ah! les putains d'affiches accusant un certain agent du PSVM d'être un meurtrier, placardées partout en 2009!). le Plateau n'est pas vraiment un nid de gauchistes, ni même de la gauche caviar. Les gauchistes sont plus bruyants sur le Plateau, surtout lorsqu'ils sont caricaturaux. En fait, au nombre de petits commerces qui font son charme, il peut légitimement représenter les forces du petit capital.
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Saturday, 4 June 2011
Friday, 17 September 2010
Parlons du Plateau
Lu aujourd'hui la chronique de Michèle Ouimet sur Luc Ferrandez, le "maire" (hé misère! les humiliantes bassesses auxquelles il a fallu se plier pour faire plaisir aux villes fusionnées!) du Plateau Mont-Royal. Je ne savais trop quoi penser des mesures controversées de Ferrandez quand ça m'a frappé: je ne savais pas trop quoi penser des mesures controversées du maire du Plateau Mont-Royal. Le Plateau. Ce que je considère comme "mon" village depuis que j'y ai mis les pieds pour mes premières années d'études universitaire. L'endroit que je considère comme mon chez-moi, mon home sweet home, j'y suis maintenant étranger. Je ne peux m'empêcher de trouver ça un peu triste.
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