Showing posts with label Richard Martineau. Show all posts
Showing posts with label Richard Martineau. Show all posts

Friday, 6 May 2016

Une question (et une vacherie) pour Denise Bombardier

Je suis un peu en retard pour commenter la nouvelle, mais je voulais néanmoins donner mon avis sur la récente controverse entre Richard Martineau et Denise Bombardier, à propos des pastafariens en particulier et de la religion en général. La chronique de Martineau (avec qui je suis rarement d'accord) au sujet de l'Église pastafarienne a entraîné une réaction hystérique de Denise Bombardier dans une chronique qui suintait l'ignorance et la mauvaise foi. Je ne vais pas m'attarder là dessus, je vais me contenter de poser une question à Madame Bombardier, et de lui lancer une insolence bin vache mais méritée. C'est quoi, chère Denise, "le besoin de transcendance de l'homme"? Ce n'est pas en faisant des déclarations grandiloquentes et en mentionnant Voltaire que vous relèverez la pauvreté de votre argument ou votre manque de rigueur intellectuelle lorsqu'on aborde le sujet de la foi religieuse. (Ça c'était la vacherie). Et les croyances, quelles qu'elles soient, transcendantes ou non (pour ce que transcendance veut dire), doivent être démontrées afin d'être prises au sérieux. Mais bon, ça semble vous échapper.

Thursday, 23 October 2014

Les loups et la meute

Cette caricature a été publiée par Ygreck dans le Journal de Montréal, suite à l'attentat terroriste d'Ottawa. Il a illustré une question la foi fort pertinente de Richard Martineau (oui, oui, ça lui arrive) dans cette chronique:  "ça prend combien de loups solitaires pour qu’on puisse commencer à parler d’une meute?" Une répétition d'attaques, en si peu de temps, ce ne sont pas des cas isolés, encore moins une série de cas isolés. Ce sont les symptômes d'une idéologie obscurantiste. Je songe souvent à une certaine fable de La Fontaine lorsque l'on parle d'islamisme. Aujourd'hui, je trouve l'analogie plus exacte que jamais.

Monday, 29 August 2011

Parcimonie (tragédie en un mot)

Tiens, parlons un peu de l'école et du merveilleux monde de l'éducation québécois. Je viens de lire ce billet de Richard Martineau.Une étudiante en deuxième année de bac, écrit ceci:

"Je ne sais pas si vous avez déjà essayé de passer cette partie du test mais, sérieusement, en tant que futur enseignant, est-ce qu'on a besoin de savoir ce que le mot « parcimonie » veut dire ? Pensez-vous qu'un enfant va arriver en classe un bon matin et me demander : « Madame, qu'est-ce que ça veut dire le mot parcimonie ?"

Ca m'a fait bondir Je méprise profondément les gens qui méprisent la connaissance et quand ce sont des profs ou de futurs profs je trouve la faute impardonnable. J'ai récemment blogué sur un prof profondément ignare. C'est décourageant de savoir qu'il a des héritiers.

Sunday, 19 June 2011

La Fête des Pères

C'est la Fête des Pères, je ne savais pas si j'allais la souligner parce que je ne savais pas comment la souligner. Et puis aujourd'hui j'ai lu la chronique de Richard Martineau là dessus. Et ça m'a frappé, j'ai su comment aborder le sujet. Outre que Martineau a raison, qu'on a tendance à montrer les activités pères/fils comme une succession de parties de baseball et de parties de pêches, ça m'a rappelé que mon père, même s'il pêche et chasse (les seuls sports qu'il ait vraiment pratiqués je crois), a surtout contribué à mon développement intellectuel. La pêche m'ennuie en général (même si j'aime le poisson) et, si j'ai chassé la perdrix avec lui, je crois que j'effrayais le gibier. Mes parents m'ont donné le goût de la lecture et je n'ai jamais eu à m'en plaindre. Alors c'est mon anecdote/contribution pour souligner la Fêtes des Pères.

Thursday, 16 June 2011

Une émeute à Vancouver?

Je veux dire, vraiment? Dans une si belle ville? J'ai lu ce titre et je suis tombé à la renverse. Je ne me sens pas Canadian du tout, tout ce qui est coast to coast me laisse de glace, cela dit Vancouver est une ville charmante que j'ai beaucoup aimée. Je me faisais l'illusion que c'était une ville civilisée, dont la prospérité devait la rendre imperméable aux accès de rage infantile dont font preuve certains partisans, même dans la victoire. J'ai toujours aussi honte de la débile partisanerie de certains amateurs de hockey montréalais, encore plus honte de la profonde incurie d'un certain ex chef de police, mais je dois avouer, comme Richard Martineau l'a dit sur son blogue, que ça fait du bien de voir qu'il y a du monde aussi épais que nous.

Saturday, 21 May 2011

Un peu de Fantômas

Je cherche toujours la série télévisée de Chabrol, que je ne retrouve nulle part. Mais j'ai eu la chance de retrouver deux nouveaux extraits sur Youtube. Assez intéressant, je dois dire. J'aime bien le retournement de situation du premier extrait, tout à fait dans l'esprit des romans, bien rocambolesques avec juste ce qu'il faut de ridicule. Incidemment, Richard Martineau chronique aujourd'hui en mentionnant Chabrol. Il y a quelque chose de décadent dans la première scène, où je crois (quoique je n'aie pas le contexte) la sympathie du spectateur va à Fantômas, malgré son aura sinistre, il a le charme du diable. Dans le second extrait, où il fait avec indifférence des dommages collatéraux, il est tout aussi inquiétant, mais beaucoup moins charmant.



Monday, 19 July 2010

Minable censure montréalaise

Je ne croyais jamais bloguer sur Pamela Anderson, une "actrice" que j'ai toujours trouvée prodigieusement mauvaise et que je n'ai jamais aimée même quand elle était au faît de sa gloire (et que je n'ai jamais trouvée belle non plus, croyez-le ou non), mais quelques joyeux fonctionnaires tatas à Montréal me forcent la main. En fait, non seulement je vais bloguer sur elle, mais je vais la défendre! J'ai appris dans une chronique de Richard Martineau qu'on aurait censuré une pub faisant la promotion du végétarisme la mettant en vedette. Le motif: la publicité est sexiste. Dans le genre de décision imbécile, on ne fait pas mieux! Rappelons que c'est la même ville qui a carrément donné le contrôle de ses travaux d'infrastructure au crime organisé, qui a presque plus de bars de danseuses que de bars tout court, que c'est la ville dont la population tourne chaque victoire du Canadien en séries éliminatoires à l'émeute. Il n'y a pas de quoi donner des leçons de vertu, ni à devenir soudainement pudibond. Surtout quand on se vante d'être plus ouverte que les autres villes nord américaines et de ne pas souffrir du puritanisme anglo-saxon. On devrait pratiquer les rares vertus que l'on peut peut-être encore se vanter d'avoir.

La publicité elle-même est intelligente, provocatrice ce qu'il faut et reflète également une nouvelle réalité montréalaise: la vogue du végétarisme chic. Honteux. Cela dit, cette décision pathétique reflète également une réalité montréalaise, celle-ci malheureusement chronique: l'hypocrisie et l'incompétence de son administration.

Tuesday, 25 May 2010

La mort de l'éducation

J'ai lu cette chronique de Richard Martineau, qui a eu le don de me désespérer. On ne se rend pas compte à quel point ça va mal avant de voir qu'ailleurs, ça va bien. Déjà que je trouvais que le système d'éducation québécois faisait dur, mais de voir ce qu'on exige des étudiants français. J'ai parfois l'impression d'avoir vraiment commencé à apprendre quoi que ce soit une fois rendu au cégep.

Je ne sais pas trop pourquoi au Québec le monde de l'éducation est dans un si mauvais état. Je soupçonne que c'est à cause d'un mépris historique pour la connaissance, d'abord institué par l'Église, ensuite intégré dans la culture des masses et chez l'élite également. Je me sens toujours vaguement dégoûté quand j'y pense.

Saturday, 15 May 2010

L'éducation comme vue de l'esprit

Un billet sur le blogue de Richard Martineau m'a mené à une chronique de Christian Rioux, qui réagissait à une lettre abrutissante de stupidité d'une étudiante québécoise. J'ai souvent honte de l'école de mon adolescence, ce genre de lettre me rappelle que si les choses ont peut-être changé, c'est pour le pire. Ou à tout le moins elles ne se sont pas améliorées. Ce qui me met en colère avec l'éducation au Québec, c'est l'hostie de démagogie qui remplace la rigueur intellectuelle. En fait, le mépris de la connaissance et de la a culture semblent devenues des valeurs institutionnelles. Enrageant. J'ai particulièrement apprécié ces mots de Rioux:

"Comment ne pas conclure que notre étudiante est finalement le produit malheureux d'un enseignement qui ne met plus l'accent que sur la communication? T'sais veux dire. On n'apprend plus le français en lisant Flaubert et Anne Hébert, mais des articles de journaux. (...) ceux qui étudient le français devront se contenter de textes médiocres, sans style et sans génie glanés sur Internet ou de ces torchons bourrés d'anglicismes que le club de hockey le Canadien distribue dans nos écoles avec la bénédiction du ministère.

Personne n'a jamais expliqué à Alex qu'avant d'écrire, il fallait d'abord apprendre à se taire — c'est d'ailleurs le plus difficile. Qu'il fallait lire beaucoup avant de songer à énoncer une petite idée. Qu'il valait mieux faire de nombreuses rédactions sur l'automne et peut-être même apprendre quelques poèmes par coeur avant de penser à avoir une opinion. Et que le vrai travail ne commençait qu'au moment de se relire."

Ah, et pour la petite histoire, je suis depuis un certain temps le blogue du Prof Solitaire (découvert grâce au blogue de Patrick Lagacé) qui brosse un portrait sans compromis de l'école québécoise. Je compte le mettre sur le blogroll.

Thursday, 6 May 2010

Le retour du sinistre ensoutané

Une chronique récente de Richard Martineau a porté mon attention sur un discours récent du cardinal Marc Ouellet, sinistre ensoutané sur qui je blogue parfois, parce qu'il représente tout ce que je déteste et méprise sur le catholicisme en général et la version québécoise en particulier.

Étrange tout de même comment le jupon dépasse de la soutane lorsque Marc Ouellet se retrouve (ou croit se retrouver) en territoire allié, ici chez la Fédération canadienne des sociétés de médecins catholiques (comprenne qui pourra). Il ne se gêne plus alors, pour lâcher son venin, ici contre l'avortement, ce qui n'est pas surprenant, mais aussi contre l'émancipation des femmes, contre les homosexuels, les couples non mariés en ménage et, bien sûr, contre les progrès scientifiques qui nous ont sortis des Ténèbres. On aurait espéré que son Éminence se garde de faire la morale alors même que son Église est aux prises avec un scandale sans précédent. Ce qu'il cherchait à faire, c'est le procès de la modernité et de l'humanisme. Pas de chance pour lui, il n'a pas ni l'autorité morale ni l'autorité intellectuelle pour les juger. Marc Ouellet n'est qu'un vieux con qui ne perçoit la vie qu'à travers la phraséologie étriquée de son bréviaire.

Tuesday, 20 April 2010

Une caricature française du Québec, once again

Je viens d'être mis au fait (aux faits?) d'un autre exemple de vision caricaturale, ringarde, quétaine et bien franchouillarde du Québec, ce genre d'histoire qui m'irrite énormément. Un billet sur le blogue de Richard Martineau mentionne un article sur un livre français sur le Québec destiné aux enfants. Vous trouverez le livre en question sur le site de l'éditeur ici. C'est à se demander si Émilie Gasc-Milesi, l'auteure de l'ouvrage grotesque, a jamais mis les pieds ici. Ca me fait penser à cette chaîne de restaurants français, Ô Québec, sur lesquels j'ai déjà blogué.

Et, parlant d'Ô Québec, je ne peux pas m'empêcher de ressentir énormément de sympathie pour la Québécoise qui doit présenter le restaurant dans la vidéo d'introduction, avec l'uniforme de la police montée. Et Robert Charlebois sait-il qu'une bouteille qui ne brise pas lors d'un baptême nautique veut dire que l'embarcation est maudite? Peut-être que la chaîne l'est aussi. Espérons-le. Il est possible en restauration que l'insignifiance, comme le ridicule, puisse tuer. La critique, en tout cas, semble être d'humeur massacrante.

Enfin, pour en revenir au bouquin, je me demande sincèrement si de l'autre côté de l'Atlantique on sait à quel point leur vision est anachronique et distordue.

Monday, 15 February 2010

Réponse d'un croisé

Je savais déjà que j'allais trouver ça pénible. J'avais donc raison: l'éditorial d'André pratte intitulé La croisade laïciste m'a joyeusement tapé sur les nerfs. Je ne suis pas le seul: Richard Martineau lui a lancé une réplique cinglante. Je lance ici ma propre réponse. Monsieur Pratte traite les gens comme moi de croisés, autant dire de fanatiques. Alors ça mérite une mise au point.

Ce n'est pas que des écoles religieuses aient décidé d'enseigner la religion de leur choix qui agace et scandalise ici: c'est qu'elle ait décidé pour ce faire de négliger l'enseignement des matières essentielles, même au vu et au su du gouvernement actuel, lequel finançait partiellement lesdites écoles. Quand il a voulu régulariser la situation, au lieu de mettre au pas les écoles qui étaient dans l'illégalité, il a décidé de chambarder la loi dans le silence le plus absolu sur ses raisons. Il y a là une poignée de raisons pour être en colère, de s'inquiéter de cette manière d'accomoder de manière absolue n'importe quel groupe ultra-religieux marginal, au détriment du bien commun. Surtout, surtout, quand il y a pareille apparence de conflit d'intérêté. Mais même si c'était un obscur regroupement ultra catholique qui voulait avoir ses privilèges, ça ne justifierait pas plus la décision aberrante du Ministère de l'éducation. Qu'ils fassent enseigner le programme du ministère, ou alors qu'ils cessent de payer. On peut toujours enseigner la religion de son choix en dehors des heures de cours. Cela, André Pratte ne semble pas le comprendre. Alors il traite les gens comme moi de croisés.

Il est vrai que l'éditorialiste de La Presse semble avoir découvert Dieu récemment. Je plaisante bien sûr. Cela dit, c'est drôle de voir à quel point la foi est immunisée par ses critiques. Même sous sa forme la plus superstitieuse...

Friday, 12 February 2010

Ca commence à me déprimer sérieusement

Je parle bien sûr du climat de religiosité qui souffle sur le Québec et risque de lui donner un sérieux rhume. Je pense en particulier, mais pas exclusivement, à la dernière controverse concernant des écoles confessionnelles juives orthodoxes et le gouvernement québécois, qui semblait (semble?) prêt pour les accommoder à chambarder le temps d'enseignement à la grandeur de la province... André Pratte n'y voit aucun problème sur le fond, seulement sur la manière dont ça (n')a (pas) été annoncé. Demain, son éditorial va s'appeler "La croisade laïciste". Ca promet. Je sens que je vais le trouver indigeste. Parce que je ne me suis jamais considéré comme un croisé, mais à ce rythme-là je pourrais le devenir.

Il y a également un groupe qui a écrit un Manifeste pour un Québec pluraliste, que je me promets de ne pas signer. Je commence à en avoir marre de l'attitude masochiste culpabilisante d'une certaine élite intellectuelle québécoise envers les religions, qu'elles soient maison ou d'importation. Christian Rioux écrit une réponse fort intelligente. Marie-Claude Lortie lance certaines questions pertinentes également. La réplique de Richard Martineau au manifeste frôle dangereusement l'attaque ad hominem, mais elle lève le voile sur l'attitude bonasse d'un des signataires envers un système de loi absurde et incompatible avec la société occidentale. Étrange comme il faudrait automatiquement mettre ses gants blancs quand quelqu'un se drape dans sa foi pour se soustraire aux règles de vie en société. Ca me met en colère, peu importe où ça se produit, mais à plus forte raison dans mon Québec natal, où la laïcité devrait être protégée sans ambiguité et surtout sans honte.

Wednesday, 16 December 2009

Retour amusant sur les partys de bureau

Un billet de Richard Martineau sur les partys de bureau, un sujet d'un de mes récents billets. Je l'ai déjà lu quelque part, c'est toujours aussi drôle. Ce qui me fait penser que je vais à un party de bureau ce soir. C'est plus un souper qu'un party, ce qui me convient parfaitement.

Sunday, 13 December 2009

Endoctrinement

Je songeais à en parler depuis quelques jours, un commentaire anonyme sur l'un de mes anciens billets m'a poussé à agir. Ainsi donc, le cours d'ECR serait un cours d'endoctrinement au multiculturalisme, selon Joëlle Quérin. Parce que je me méfie comme de la peste de l'ancien cours, j'aurais pu croire que c'était de l'alarmisme, mais un éditorial de Mario Roy a facilement confirmé mes craintes en citant Georges Leroux, l'un des concepteurs du programme, qui parle de "respect absolu de toute position religieuse". Respect absolu? De toute position religieuse? L'horeur, l'horreur. Aucune position religieuse ne devrait être respectée absolument, parce que l'on ne peut de facto respecter ce qui repose sur des prétentions arbitraires et invérifiables.

C'était un piège à éviter lorsqu'on a remplacé (et il était temps) les cours de religion au Québec, on est tombés dedans comme des caves. On aurait donc passé d'un cours d'endoctrinement, catholique ou protestant, à un autre qui diversifie les couleurs de l'endoctrinement...mais donne toujours préséance à la religion sur la laïcité. Ca me met en colère ça n'a pas de sens. Parce que le cours veut kidnapper et émasculer la laïcité québécoise, laquelle a été acquise de dure lutte. Parce que les curés et les fondamentalistes vont se servir de ce foutoir merdique pour essayer d'imposer leurs valeurs encore une fois en essayant ramenant la religion dans l'école publique, pour encore une fois en mener large, pour encore une fois faire de nous de bons petits catholiques qui ne savent rien à rien.

Alors quoi faire? Je ne veux pas qu'on revienne au cours de catéchèse de mon temps. Je ne veux pas non plus qu'on transforme le Québec en théocratie à choix multiples, ou en une société où on confond privilèges religieux discutables et droits inaliénables. On l'a déjà trop souvent fait par le passé, on le fait encore trop souvent, du moins dans nos institutions publiques. Les cours d'éducation religieuse en Angleterre sont tendancieux également, mais pas autant que ceux d'Éthiques et cultures religieuses et au moins on n'a pas peur de parler d'athéisme, d'agnosticisme et on ne traite pas les incoryants comme des pestiférés. Si les cours d'ECR ressemblaient plus à ça, avec des enseignants qui savent de quoi ils parlent, ce serait déjà une amélioration. Sinon, un Charte de la laïcité québécoise me semble de plus en plus nécessaire. On pourrait également cesser de subventionner les écoles privées religieuses. Mais plus encore, il est essentiel de faire au Québec la promotion de la laïcité et des valeurs humanistes. Et oui, je suis en train de faire la promotion de remèdes anglais, dont j'ai déjà vanté les vertus ici. Il y a des jours comme ça où j'aime mon pays d'adoption.

Tuesday, 11 August 2009

Des martyrs de carnaval

J'ai déjà parlé de l'émeute de Montréal-Nord l'année dernière. Je ne crois pas être revenu sur le sujet depuis, j'y reviens maintenant brièvement. Je retourne à Montréal demain, donc les commémorations récentes me portent à réfléchir. Entre mon dernier billet sur le sujet et celui que j'écris aujourd'hui, mon opinion a lentement mais sûrement glissé dans le camp des policiers du SPVM, notamment mais pas exclusivement à cause de la tentative de victimisation outrancière du clan Villanuava et de ses partisans. Et franchement, pour des gens qui disent défendre la liberté d'une population opprimée, ils adoptent parfois une mentalité de foule en manque de lynchage, jusqu'à faire des gestes d'intimidation lors de leur manifestation "pacifique". Cette photo sur le blogue de Patrick Lagacé m'a servi une bonne dose de cynisme. Dans le genre hypocrite, on ne fait guère pire. Sous leurs déguisements de martyrs, il se cache bien des petites brutes parmi les manifestants.

Wednesday, 11 February 2009

Du pain et des jeux

Ainsi donc, le Canadien de Montréal distribue du matériel pédagogique en classe, lequel est subventionné par le Ministère de l'éducation. Et bien sûr, la ministre Courchesne n'y voit aucun problème. Grand ministère, petite ministre. Très petite ministre. J'oserais même dire un peu minable. Je peine à comprendre ce que les élèves y gagneront au compte, en quoi mettre des signes du Canadien va changer quoi que ce soit à la qualité des cours ou à leur attrait pour les jeunes. Je n'arrive pas non plus à comprendre pourquoi, si le matériel distribué à des effets bénéfiques pour le monde de l'éducation québécois, on ne veut que l'utiliser l'année du centenaire de l'équipe. À en juger par la majorité des réactions des lecteurs de La Presse (réactions qui souvent ne volent pas haut), il semblerait que je vois un problème où il y en a pas. Étrange comme on devient soudainement con quand on est un partisan. L'ennui, c'est que l'on devrait cesser de l'être en dehors du Centre Bell. Ca veut dire qu'on ne devrait pas excuser le geste des casseurs à la suite d'un match. Ca veut aussi dire qu'on doit faire l'effort d'enseigner ou d'apprendre les matières essentielles sans avoir à utiliser du matériel de promotion d'une entreprise privée. La chronique de Michèle Ouimet ici, le billet de Richard Martineau . Je ne suis pas toujours d'accord avec eux, mais là ils sont "spot on", comme disent les anglophones. Quand même Réjean Tremblay trouve ça indécent, c'est que c'est indécent.

Friday, 31 October 2008

Déprimants gâcheurs de fêtes

Certaines écoles au Québec ont décidé d'interdire les bonbons pour l'Halloween, parce que c'est mauvais pour la santé. Un autre article ici, la réaction de Marie-Claude Lortie (que je n'aime pas d'habitude, because des propos d'une vacuité ridicule, notamment lorsqu'elle parle de Sarah Palin) ici, celle de Richard Martineau ici. Je suis d'accord avec eux. L'Halloween n'est pas un jour ordinaire, la valeur festive du 31 octobre devrait être une excuse suffisante pour relaxer les interdits et certains règlements concernant l'alimentation dans les écoles. Que va-t-il arriver l'année prochaine, on va interdire les déguisements de vampires, sorcières et fantômes parce qu'ils sont trop violents? La nature même de l'Halloween c'est 1)d'apprivoiser ses peurs. 2)de faire bombance (comme dans les sociétés primitives on mangeait les surplus qui ne pouvaient pas être conservés indéfiniment). Si on dénature la seconde caractéristique (commune à bien des fêtes), ce qui est déjà aberrant, dénaturera-t-on un jour la première?

Thursday, 3 July 2008

Paul McCartney à Québec?

Hé misère, ça ne s'invente pas. Paul McCartney va donc chanter pour le 400e de Québec. Et sur les Plaines d'Abraham en plus! Le rapport, voulez-vous bien m'expliquer, entre Québec et Paul McCartney? Bon, je ne suis pas le seul à me poser la question, Patrick Lagacé le fait ici, Richard Martineau en a fait un billet sur son blogue. Je n'ai rien contre l'ancien Beatle. En fait si, un peu, sa suffisance m'ennuie, mais quand on est un Dieu vivant de la musique, j'imagine que c'est excusable, sinon compréhensible. mais il n'a rien à voir avec Québec. Il a déjà fait assez d'ombre à tous les artistes de Liverpool, il faut en plus qu'il vienne voler le show à Québec! Les fêtes du 400e sont devenues un party de cocus contents; d'abord Michaëlle Jean qui vient diluer/nier la nation québécoise en France, ensuite Paris-Match qui confond le Québec et la ville de Québec, maintenant un Anglais qui vient célébrer la fondation du fait français en Amérique. Bon, d'accord, il semblerait que certaines autres spectacles (dont le Moulin à images de Robert lepage) soient un franc succès. Mais quand même, Paul McCartney. J'ai comme un arrière-goût amer.

Thursday, 26 June 2008

La carte beauceronne de Maxime Bernier

Maxime Bernier a donné sa version des faits quant à sa relation avec Julie Couillard. Un commentaire de Richard Martineau ici. Une fois n'est pas coutume, mais je suis assez d'accord avec Martineau: l'ex-ministre aurait semblé plus sincère si, au lieu de s'enfermer dans son mutisme, il avait fait preuve de transparence et avait parlé plus tôt. Maxime Bernier a ressorti, de même que son entourage et ses électeurs, la carte beauceronne. Je ne suis pas le seul à le remarquer, Patrick Lagacé a écrit un billet là-dessus. Et la cart beauceronne, elle commence à me purger sérieusement. Chaque village a son idiot, mais d'habitude il ne devient pas député, encore moins ministre!