Je m'étais promis de ne plus revenir sur l'affaire Paul McCartney et le 400e, mais un texte d'opinion dans La Presse m'a fait bondir. Je viens de lire ce
torchon pédant (y' a pas d'autre mot) de Daniel Laprès, sorte de ramassi de clichés, de vagues accusations contre les méchants nationalistes qui ont
osé critiquer la présence de Sir Paul et de citations. Oh qu'il cite, Daniel Laprès! Ah pour ça, il sait citer, Saint-Denys-Garneau, il le cite en long et en large. Après avoir cité, accusé, cliché, il ne reste plus grand temps pour construire un argument digne de ce nom. Oui, certaines des interventions contre la présence de Macca n'étaient pas brillantes, mais ça ne veut pas dire qu'elles étaient fautives sur le fond. Enfin, j'ai déjà donné, j'aimerais bien argumenter un peu plus mais ma
femme risque de s'impatienter, alors je vais me contenter de citer un Anglais (citation pour citation, celle-ci en vaut une autre). C'est tiré de Casino Royale, le roman d'Ian Fleming, qui fait dire à James Bond, en français if you please, cette délicieuse phrase: "
N'enculons pas les mouches". L'affaire était anecdotique, et n'essayons pas de se donner trop d'importance en la commentant. Ce n'est pas une affaire d'État et on a le droit de trouver la présence de McCartney à Québec incongrue sans se faire accuser d'être des apôtres de Lionel Groulx. N'enculons donc pas les mouches.