Log Cabin Quilt Top
1 month ago
Blogue d'un québécois expatrié en Angleterre. Comme toute forme d'autobiographie est constituée d'une large part de fiction, j'ai décidé de nommer le blogue Vraie Fiction.
La fin de semaine dernière, nous sommes allés au marché français annuel. Ce fut une expérience décevante: pas assez de choix comparés aux années précédentes, des marchands moins chaleureux aussi. Nous sommes restés le temps d'acheter des olives, des desserts et un lunch, puis nous sommes repartis. Au moins, j'ai fait le bon choix pour le repas du midi: un hot dog franchouillard bien gentrifié. Une baguette et deux saucisses, des oignons frits et avec de la moutarde de Dijon en masse. J'ai partagé le pain avec petit loup.
Non, non. je ne veux pas dire que je prépare une révolution. Mais ce sera bientôt le 14 juillet, doncla Fête nationale française, donc le Jour de la Bastille, donc une fête républicaine, que je souligne à chaque année, sur le blogue et dans ma vie. Pas que je sois français ou me sente une affinité particulière avec les cousins (outre que ce sont "des cousins" au sens figuré), mais je suis essentiellement un républicain. Et le 14 juillet, c'est une fête républicaine (voir ce billet). Elle mérite donc d'être célébrée. J'ai déjà commencé à regarder ce film pour me mettre dans l'esprit. (Note sur la photo: ce tricolore flottait comme d'autres sur le marché français l'année dernière et il accompagne parfaitement ce billet).
Quand vient le temps du marché français, ma femme et moi achetons notamment des flans. Aux pruneaux, au chocolat, au coconut, ou des flans tout court, bêtes, lesquels sont peut-être bien les meilleurs. Je suis plutôt amateur de desserts décadents, le flan est un peu l'antithèse de ça, il est simple, voire simpliste, pourtant j'adore ça. Mais notre petit loup préfère les olives, allez savoir pourquoi.
C'était le premier jour du marché français, j'ai donc eu la chance d'acheter quelques victuailles, dont des olives, comme je le fais chaque année.Je sais que je peux en trouver sans doute d'aussi bonnes ailleurs, mais il y a quelque chose de spécial à les acheter à un marché annuel. Et ça me permet aussi de parler français. Deux anecdotes concernant le marché français de cette année: 1)jusqu'ici deux personnes m'ont identifié d'emblée comme québécois à mon accent et 2)notre petit loup aime les olives comme son père. Ça veut dire que j'ai acheté moins d'olives avec des noyaux et que je vais devoir les partager.
Nous avons brisé la tyrannie des privilèges en abolissant ces
pouvoirs auxquels n'avait droit aucun homme. Nous avons mis fin au
monopole de la naissance et de la fortune dans tous ces grands offices
de l'état, dans nos églises, dans nos armées, dans toutes les parties
de ce grand corps magnifique de la France.
J'ai oublié de parler d'une des choses que je ne manque jamais du marché français: les cornichons. J'en prend toujours une boîte, comme pour les olives. À l'apéritif, c'est un incontournable.
Je sais qu'il n'y a rien de spécial à acheter des olives. Même à en acheter plein, comme je le fais parfois. Mais il y a des moments dans ma vie où acheter des olives a quelque chose de spécial. C'était le cas aujourd'hui: le "French market" est de retour en ville, alors j'ai acheté un grand bol rempli d'olives françaises, aromatisées d'herbes de Provence et d'autres choses. J'aime le marché français pour plusieurs raisons. Je peux parler français avec les commerçants, d'abord. Et je l'aime pour les olives. Je peux en trouver ailleurs d'aussi bonnes et au même prix, mais ça fait juste plaisir de pouvoir les commander en français. Un détail: cette année ce n'était pas la même commerçante qui les vendait. C'est dommage, celle qui était là avait fini par me connaître. Mais bon, je me suis stocké en olives, c'est ça l'essentiel.
J'ai pris cette photo au marché français la fin de semaine dernière. Le tricolore, tout gaulois et républicain, ça me fait toujours plaisir de le voir flotter au vent en Angleterre, comme c'était le cas ici. C'est comme un pied de nez à la monarchie. Surtout qu'il flottait vraiment au vent pour la peine, bien déployé et tout. Je vais faire un aveu: je ne suis pas particulièrement francophile pour un Québécois. Pas francophobe, bien sûr que non, mais pas francophile outre mesure. Mais ce que représente le tricolore, enfin son association avec le républicanisme, rien que pour ça, je l'aime bien.
Je me suis payé ça hier au marché français comme lunch. Un hot dog avec saucisses merguez,tout plein de moutarde de Dijon, des oignons frits, le tout dans un pain baguette. Et au kiosque ils le vendaient comme un... French sandwich. Pardon? C'est quand même un hot dog dans un pain baguette avec des saucisses merguez. Je trouve ça singulier, que ce qui est forcément et évidemment un hot dog soit identifié comme un sandwich français. Un hot dog français ça irait, un chien chaud français même, ça serait drôle comme appellation. Mais un sandwich français, c'est absurde, voire ridicule. Qu'en pensez-vous? Si je vous dis sandwich français, vous pensez à quoi? Je parie que ce n'est pas à un hot dog.
Ensuite les olives, que je mange à l'apéro, ou à tout moment de la journée en fait. J'adore les olives, ne me demandez pas pourquoi, et toutes les variétés d'olives: aux herbes de Provence, dans le vinaigre, farcies d'aïl ou d'amandes, kalamatas, avec piment fort, piment doux, je suis incorrigible. Mais c'est l'aventure gastronomique à chaque bouchée.
Nous sommes le 14 juillet, Jour de la Bastille, fête nationale française, le coup d'envoi de la Révolution française, mais également et plus encore (pour moi en tout cas), fête républicaine. Pour un Québécois, je ne suis pas particulièrement francophile (sans être non plus francophobe). Mais cet aspect de la culture française, celui de s'être débarrassé de la monarchieje l'admire énormément. Il va sans dire que je me devais commémorer sur Vraie Fiction. Je commémore tout d'abord avec cette photo du Tricolore, prise lors du marché français en mai.
Je les avais presque oubliés, mais j'y au pensé aujourd'hui: j'ai acheté au marché français des cornichons à l'aneth avec oignons dans le vinaigre. Il en restait peu, j'ai vraiment chanceux. À l'apéro accompagné de bière, c'est pas mal le paradis. J'ai pris cette photo après que j'aie fait une razia dans le contenant. Il en restera peut-être demain.