Sunday, 31 August 2008

Ah, le cidre...

On quitte la Bretagne demain pour passer quelques jours à Paris. J'ai bu aujourd'hui ma dernière bolée de cidre breton (on appelle ça une bolée car c'est servi dans un bol, enfin une tasse), dans un petit restaurant à Rochefort-en-Terre. Auparavant, on est allés à une foire agricole (une autre, il semblerait qu'il n'y ait que ça ces temps-ci en Bretagne, c'était notre troisième), j'y ai bu du cidre (encore!) et j'ai vu une démonstration de la fabrication à l'ancienne du cidre. Je vous montre quelques photos que j'ai prises. Merveilleuse boisson, quand même. Ma femme, qui n'aime pas beaucoup l'alcool en général, s'est surprise à aimer le cidre ici. Je crois que c'est parce que c'est sucré comme un bon jus de pomme et que le goût du fruit demeure prononcé. Enfin, quand le cidre est de qualité. Bon, c'est cela, je vous quitte pour quelques jours. On se revoit début septembre, avec des photos de Paris, ensuite ce blogue ne sera plus un carnet de voyage pour un bout de temps.


A year already...

Today, I have been married for a year already. Time flies. We will celebrate it today, with her parents, by having a nice meal in a restaurant, and we will keep on celebrating in Paris. We didn't have a proper honeymoon yet, so Paris will be a foretaste. We got ourselves in a Paris mood yesterday by watching Ratatouille (and to cure me from my musophobia).

So since it's our wedding anniversary and we are going to Paris soon, I thought I would give you the theme-song from the movie, which is sweet and talks about love and happiness. And it's in French! Oh, and it's a waltz too, so it reminds us of our first dance (although ours was not a waltz).

Saturday, 30 August 2008

Quand la Bretagne prend des allures de Provence

Il fait chaud aujourd'hui. Très chaud. Dans les 30 degrés. Pour la première fois depuis des mois, c'est l'été. Jusqu'ici, la Bretagne avait été tiède et passablement pluvieuse (ou du moins nuageuse). Maintenant, elle ressemble un peu à la Provence, ou à l'idée que l'on se fait de la Provence. Je suis content d'avoir une vraie journée d'été en vacances et j'espère que Paris aura la même température. Mais c'est un peu intense quand les jours précédents ne nous préparaient pas à cela.

A life as a translator

Since I have been here, my father in law has put me to good use: I am the official translator for every text that needs to be put in French (software he is designing, party invitations, etc). Don't worry, I have plenty of time for other things, and it's the least I can do for being received with such hospitality (and I am not only saying this because they read my blog). I found the work sort of intellectually stimulating too: it's not as if I was translating Anthony Burgess, but it's still enjoyable to find the "mot juste". Besides, it keeps my mind busy and is just a good excuse as any to use my French. I barely talked French since I am here, as conversations with the locals is often limited to things regarding purchases.

Friday, 29 August 2008

La Félibrée

On peut quand même trouver de bonnes bières en France: j'ai bu aujourd'hui en apéro La Félibrée, de la Brasserie Canardou. Joli nom, pour une bière blonde pas blonde du tout. Elle a une bonne amertume, une superbe couleur ambrée, je l'ai bue comme de l'eau. Désolé, j'aurais dû prendre une photo avec de la mousse, pour pouvoir apprécier sa couleur.

Une promenade sur la rivière


English below...


Mes beaux-parents ont eut la générosité de louer un bateau hier et nous avons fait une petite promenade en bateau sur la rivière Aff. Je vous montre quelques photos. Au moyen-âge (notamment), la rivière représentait la frontière entre notre monde et l'Autre Monde. C'estl'impression que j'avais en naviguant dessus. Pas étonnant que le folklore breton est si fertile en légendes de toutes sortes.
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Yesterday, my in-laws were generous enough to rent a boat, so we went on a little trip on the Aff river. Here are some pictures. In Middle Ages and ancient times in general, the river was the frontier between our world and the Other World. It is the feeling I had yesterday. No wonder Britton Folklore is so fertile.

Wednesday, 27 August 2008

Where are the French bookstores?

I have been here for a week now and I cannot find a decent size bookstore. No chain, no independent bookstore with great titles, nothing. I did my degree in French literature, partially because I wasn't good enough in English then to do serious English studies, but I gained an affection for French literature. France boasts itself to have an incredibly rich literature, but it does not look like here from where I am. Is this country really the center of the French speaking literary world? In Québec, even in relatively small town you can find a decent size bookstore with a good variety of titles. Here, I have seen two bookstores, one that was so small it barely had any variety at all and another one, a second-hand bookstore that was closed on Sunday and Monday. I just cannot believe it. I came here hoping to get my hand on some good French books, get back in touch with my mother tongue, so far I have nothing. Everything in these holidays is perfect, but that. Things might get different in Paris. I sure hope so.

Tuesday, 26 August 2008

La liste jusqu'ici

J'ai fait ici une liste de choses à acheter pendant que je suis en France. Ca avance très lentement pour le moment. Revoici la liste avec commentaires/un compte-rendu de ma progression:

-Des romans en français. (Jusqu'ici, ça suce. Les librairies sont rares et souvent fermées et franchement le choix dans les librairies est anémique. Qui aurait cru? Il me faut au plus cinq minutes pour trouver un bouquin dans un Waterstone en Angleterre).
-De la moutarde de Dijon. (Achetée pas plus tard que cet après-midi. On peut même utiliser le contenant comme verre après usage, il y a des petits animaux illustrés dessus, ma femme trouve ça très mignon).
-De l'after-shave (j'attends d'être à Paris).
-D'autres Korrigans (Nimble risque d'être le seul de sa tribu, mais bon au moins j'ai un chat).
-Des bouquins sur le folklore breton (J'ai contenu mon enthousiasme).

Alcools bretons

Aujourd'hui, j'ai eu la chance de boire un autre produit de la Brasserie Lancelot: la Morgane Bio. Pas mauvaise, peut-être un peu trop fruitée pour moi, mais elle se prend bien avec des chips. Enfin, il y en a tant à découvrir, et tant à réessayer. Et je ne parle pas du reste... Il y a deux jours, ma femme et moi sommes allés avec sa famille à une fête de village. Il y avait notamment du cidre à déguster. Les Bretons le boivent traditionnellement dans une tasse, comme on voit sur la photo de droite. Boire du cidre breton est toujours un plaisir. Je ne l'aime pas autant que la bière, mais c'est quand même une expérience plaisante. Je suis en Bretagne depuis bientôt une semaine et je n'ai à peu près pas bu de vin, ou en tout cas très peu comparé à la bière et au cidre. Mais le vin a ses amateurs (et ses snobs) en légions, autant apprécier autre chose. Et j'ai pu constater à la fête de village que je suis toujours vendu à la bière anglaise: je me suis littéralement jeté sur un stand tenu par une microbrasserie anglaise. Je n'arrive plus à me rappeler du nom, mais vous pouvez voir ce que j'ai consommé sur la photo en bas à gauche. Elle a une belle couleur ambrée, n'est-ce pas? Le nom va finir par me revenir.

Monday, 25 August 2008

My new cat (sort of)


Since I cannot get a real cat any time soon and I absolutely love those animals, I purchased a picture-holder (is that the right name?) in the shape of a cat. It is made of metal, with a stone on its belly. There were many cats, owls and other creatures. None of them quite the same as the other. This one was my favorite. I prefer to buy those kind of souvenirs, cute, unique and from a small local business (we bought the cat in La Roche-Bernard) than a mini Eiffel tower made in Hong Kong.
So now we have a "cat". I will need to give it a name. Any suggestion?

La Roche-Bernard


Quelques photos de La Roche-Bernard prises il y a quelques jours. J'ai toujours aimé les villes européennes qui ont de l'âge et leurs vieilles pierres. On a parfois l'impression de traverser une autre époque. Bon, d'accord, je dis des clichés dignes de mauvais guides touristiques. Je pourrais d'ailleurs en écrire, en fait les guides touristiques sont souvent d'une inanité si flagrante et de lieux communs si communs qu'on n'a pas besoin de visiter l'endroit pour les écrire, on n'a qu'à faire copier/coller à partir d'un autre guide et de changer quelques noms. N'empêche, c'est ce qui fait le charme de l'Europe: en dehors des grands centres, il y a pleins de petites villes à découvrir qui ont leur histoire.

Sunday, 24 August 2008

Morning Has Broken

It played at our wedding and I got the song in the head since this morning and I have been singing it since I woke up, for some reason (wedding anniversary coming soon?). I thought I would put it here.

Friday, 22 August 2008

Le Poulpican

Une rapide mise à jour sur nos pérégrinations en France. Nous sommes allés aujourd'hui à La Roche-Bernard, petite ville bretonne très ancienne et absolument charmante. Dans une boutique d'artisanat et de poterie (les villes françaises en sont pleines), j'ai vu un cousin de Jack-O'Lantern: un Poulpican en poterie qui était également une lanterne. On ne trouve pas grand-chose sur le Poulpican sur internet, ce qui est dommage. Je me rappelle vaguement qu'il en est fait mention dans ce livre. Enfin, pour faire une histoire courte, le Poulpican, selon la fiche explicative du magasin de poterie, est un esprit familier bénéfique. Quand on allume le lampion dans la lanterne, on doit faire un voeu; il s'exaucera lorsque le lampion sera brûlé. On peut trouver un exemple de ce genre de lanterne ici (mais le français laisse à désirer, je vous préviens). J'adore son apparence fantômatique. J'aurais aimé en acheter un, mais les modèles étaient tous trop gros et un peu chers. Ca ne m'aurait pas arrêté si je n'avais pas eu à le transporter de Bretagne en Angleterre. Ma nièce a beaucoup aimé les Poulpicans, je crois qu'elle aurait voulu qu'on lui en fasse cadeau. Mais c'est simplement trop risqué de le transporter jusqu'à chez nous (ou chez elle). Enfin, c'est dommage, ça m'aurait fait un esprit familier de plus dans ma demeure. On n'en a jamais trop, surtout pour attirer la chance.

Thursday, 21 August 2008

Qwert et Azert Yuiop

Tiens, bonne nouvelle: je vais pouvoir bloguer en français également durant mon séjour. Le clavier que mes beaux-parents ont est un Qwert Yuiop, pas un Azert yuiop que les Français utilisent d'habitude. Mais comme vous pouvez le noter, je peux quand même mettre des accents, parce que je peux covnertir le clavier en clavier québécois, qui est Qwert mais avec les accents.

Time for indulgence

I am back in France, we had a straightforward journey (the French stations are terribly unpractical, but their trains are good). Anyway, here I am, in French "campagne", blogging, eaiting for our niece to arrive (much later this afternoon). I had a totally decadent breakfast: two croissants "pur beurre" (do I need to translate?), with extra butter and strawberry jam. I must have gone way over my daily limit of saturated fat, but if you gotta go, you might as well go like that. And the fridge has a good stock of alcohol (wine, but also Belgian beers and ciders), so I will not be thirsty anytime soon either.

Tuesday, 19 August 2008

La liste

J'ai pensé me faire une liste de ce que je devrais acheter en France pour ramener ici:

-Des romans en français.
-De la moutarde de Dijon.
-De l'after-shave (parce que je risque de finir mes réserves et ils doivent avoir des trucs intéressants en France).
-D'autres Korrigans (ma femme va peut-être me trouver excessif).
-Des bouquins sur le folklore breton.

Une question d'accent

Je vais être en France bientôt. Je suis heureux de pouvoir partir en vacances enfin. Même sans travail, c'est bien de sortir de chez soi un peu et de se dépayser. je dis dépayser, même si je vais en France, pays qui parle la même langue que moi et dont mes ancêtres viennent de (je sais, la syntaxe de cette phrase est horrible, c'est un peu à dessein). Malgré cela, l'Angleterre est pour moi plus familière. On a beaucoup hérité au Québec des habitudes de vie anglaises, mais ce n'est pas seulement ça qui me donne l'impression que la France est plus étrangère. En Angleterre, je suis de facto un étranger: l'anglais est ma langue seconde, je le parle aussi bien que je peux, on se demande d'où je viens mais on n'en fait jamais grand cas. Or, en France, on sait tout de suite que je suis québécois et on en fait grand cas. Pour autant que je garde mon accent, je deviens une bête curieuse. L'aliénation vient de là, au coeur même d'une langue pourtant commune.

J'aime mon accent. Je n'en suis pas "fier", car il n'y a aucune raison d'être fier de ce dont on a hérité au berceau ou presque, mais j'y suis attaché. J'ai cet accent spécifique aux gens du Saguenay. Je ne m'en rends pas toujours compte, mais il est assez distinct pour qu'on me reconnaisse comme venant du Saguenay quand je suis à Montréal. Je prononce des "là" à la fin de mes phrases (parfois aussi au début), mes "è" sont secs et viennent du fond de ma gorge, etc. Cela dit, je sais qu'involontairement je le neutralise quand je vais en France. Peut-être (sans doute) pour me faire comprendre, mais ça m'agace un peu de le perdre le temps d'une conversation. Que les Français aient de la difficulté à me comprendre si j'ai mon accent du terroir (enfin, terroir...), mais ça m'agace encore plus quand on ne se rend pas compte que je suis québécois. Je suis un expatrié, alors je tiens à garder où que j'aille un peu de mes racines, et il n'y a pas plus typiquement québécois que l'accent et c'est encore plus vrai pour un Saguenéen. En résumé, j'appréhende donc mon séjour en France un peu. Un peu mais pas trop, car je risque de parler anglais la plupart du temps de toute façon. Cela dit, je me demande comment vont être mes rapports avec les autochtones et si je vais instinctivement neutraliser mon accent.

Monday, 18 August 2008

There is no such thing as plain pasta

This is what my Italian friends taught me. And that's probably all I learned from them (sorry guys and gals, if you ever read this blog, but it's not like my Italian improved tremendously with you). I will start another food post, but I will try to give it a cultural aspect. A little bit of background now (bear with me for a little while). I spent my first year in England with Italians (mostly). A Spanish guy, a Greek guy and a handful of Italians. We had what we called kitchen parties when we were drinking tea, infusions and eating biscuits, we also had a few drinking evenings (I mean real drinking, I mean alcohol) when they got quite drunk with barely any booze, which was cheap wine and some English beers. We drove the non-foreign neighbours of the hall of residences we were in crazy (because my Italian friends were quite loud, even sober), but we enjoyed ourselves. The conversations were a mix of English (between the non-Italians and them), French (between the Spanish guy and I, and the few Italians who knew a few French words) and Italian (between the Italians, who barely knew English). I called our community Little Italy, but it should have been christened Little Babel. In the end, I probably didn't study as much as I should, my English barely improved that year and those Italians taught me close to zilch Italian except a few words (that said, I managed to understand them, sometimes). Long story short, I learned to love pasta and some of Italian culture.

So we had pasta tonight, anyway. It was just those wheel pasta (rotelline), we bought them at Waitrose, so they are good quality pasta. As you can see on the picture up on the left, Waitrose sure knows how to make it appealing: it's made of perfect wheat, pure Italian water and air from the highest Italian mountains or whatever. It takes only eight minutes to cook, and with only some tomato sauce and cheese (well, vegan cheese, the only one we had left), it gives what you can see on the picture below. It was absolutely delicious, but not very filling. The moral of the story is this: pasta is simple, but it is never plain. It got me through university life and made me enjoy many meals when I had no cooking skills whatsoever. It is now getting Veggie Carrie and I through marriage without me missing meat too much.

Les méfaits du Coke aux cerises

Et un billet trivial pour commencer la journée... De tout ce que Daniel Lemire a fait, c'est l'un de mes sketchs préférés. Je ne sais pas si c'est un peu parce que j'exècre le Coke aux cerises. J'aime bien les boissons gazeuses, mais celle-là... l'horreur, l'horreur. Enfin, le sketche date de la fin des années 80 ou le début des années 90, si je ne me trompe pas, des années avant que l'on réintroduise le Cherry Coke, pour le plus grand malheur de nos estomacs. Il y a hélas des coupures, l'original était plus long, mais c'est quand même très drôle.


Sunday, 17 August 2008

Liana Burgess

Liana Burgess died in December 2007, so it's a bit early for an in memoriam, but this is not exactly an in memoriam. It has been a bit more than a year (late July), since I met her for the first and last time at a symposium on her husband, so I thought I would give her a bit of an homage here, mainly the impression I had of her.

So yes, I went to last year's Anthony Burgess symposium, where I had the chance to meet and talk to the widow of the man I admire the most. I didn't speak to her much, I didn't want to look like a suck up or a groupie, although I probably did end up looking like one. She was short and looked very frail, but her eyes were sharp. Burgess admirers like myself owe her a lot, since she fought really hard to get the work of her husband after his death. When I got introduced to her, she talked a good deal to me, told me how much Anthony Burgess loved Canada and Montréal, and how people there were nice to him. I loved that little attention, showing me that she cared about her husband's readership. She also told me all this in French, which she spoke fluently (among many other languages). This was a sweet gesture of respect that I greatly appreciated, speaking in my mother tongue. It was also strange to hear about my favorite writer by his first name "Anthony" (well, not quite his first name as Anthony was the name he took as a writer). Weird, but never really unfamiliar. I never felt distant about Anthony Burgess, I always had the feeling that his environment, his writing and to some extend his life reflected my own universe. Therefore this old lady was quite familiar to me. I had read about her from Anthony Burgess's second volume of autobiography, from the Andrew Biswell's biography (an inspired birthday gift from my wife), I had read all the dedications he made to her in his novels, she was already somebody I knew. In the next few days, I had the chance to see all the things I already had learned about her, see her still sharp spirit, her deep appetite for life (she liked fine food), barely diminished by her old age, her love and admiration for her late husband and his work (she felt in love with his novels first).

Anthony Burgess once wrote in The Pianoplayers the nicest dedication one could ever write to a loved one: "A Liana, che conosce tutta la scala cromatica dell' amore". Probably the most eloquent homage one can ever give a loved one. I feel very priviledged that I have met her, especially since she died shortly afterwards.