Log Cabin Quilt Top
1 month ago
Blogue d'un québécois expatrié en Angleterre. Comme toute forme d'autobiographie est constituée d'une large part de fiction, j'ai décidé de nommer le blogue Vraie Fiction.
J'ai comme eu une envie de pâté chinois, alors j'en ai fait un avant-hier. Pas mal, mais je n'avais pas de maïs en crème, alors j'ai dû me contenter de maïs "ordinaire", ce qui le rend plus sec. Et j'ai trop fait de patates, alorsle ratio steak (végé), blé d'Inde, patates n'était pas parfait. Mais bon, on ne gâchera pas son plaisir: ça m'avait beaucoup manqué.
C'est pas pour me vanter, mais c'est pour me vanter, comme dirait un ami de longue date que j'ai perdu de vue, mais j'ai je suis rendu assez bon pour faire des pâté chinois. Manger frais, surtout ces temps-ci, c'est devenu une source de bonheur simple. Bref, j'ai mis un peu trop de patates et je n'avais pas assez de pas viande (végé), laquelle était ordinaire au demeurant, mais avec des betteraves c'était malgré tout fort mangeable. Je n'ai plus de pas viande, mais dès que j'en ai (et de la meilleure) je m'y remets, parce qu'on a besoin de ce genre de repas qui se réchauffe facilement. Et je partage la photo pour vous offrir un moment food porn.
J'essaie de ne pas faire trop souvent dans le billet bouffe et de food porn, mais parfois je ne pense qu'à manger. J'imagine que, le temps et les journées étant mornes et tout, j'ai comme plus envie de comfort food. Toujours est-il que j'ai comme faim de manger du pâté chinois, avec des betteraves et tout le kit. La dernière fois, c'était chez mes parents, où j'ai pris cette photo, justement pour la partager sur le blogue. Les betteraves que j'ai ne sont pas faites maison, mais si mon souvenir est bon elles sont fort honnêtes. Dans tous les cas, j'ai tout ce qui faut, sauf les patates à piler, mais ça se règle vite. Alors ce sera sans doute mon projet cuisine de la fin de semaine.
Je me suis promis de ne pas trop bloguer sur la bouffe, parce que je l'ai fait pas mal souvent en dernière date, mais je ne pouvais pas passer cette nouvelle sous silence: j'ai trouvédu maïs en crème à l'épicerie. Du vrai de vrai maïs en crème et pas n'importe lequel: du Géant Vert. Et j'ai donc cuisiné ce que l'on doit cuisiner avec du maïs en crème: un authentique pâté chinois québécois.
Bon je dis authentique, mais comme ma femme est végétarienne, c'étaitune version végé avec de la pas viande hachée. Tout de même, c'était vraiment bon. Les Anglais appellent ça un shepherd's pie, en fait un cottage pie parce que le shepherd's pie il y a de l'agneau dedans, mais dans tous les cas il n'y mettent jamais de blé d'Inde. C'est ça qui fait sa particularité québécoise. J'en ai mis deux cannes au grand complet. Ce qui est bien avec le maïs en crème, c'est que ça rend le tout moins sec. C'est pourquoi je le préfère au blé d'Inde pas en crème. Mais bon, vous voyez ici l'un de mes premiers pâtés chinois en sol anglais et c'était une réussite.
Il se publie bien des inepties dans la grosse Presse, qu'elle soit en papier (ça existe encore, enfin je crois) ou numérique. Cela dit, il y a parfois des articles intéressants, comme celui-ci sur le pâté chinois, sur La Presse+, que mon père m'a envoyé. Je n'y ai rien trouvé que je ne savais pas déjà, mais c'est quand même un article qui m'a donné faim et envie de manger du pâté chinois. Détails étonnant (tout de même) pour le linguiste que je suis parfois: si l'on parle beaucoup de son rapport dans la conscience et l'inconscience collectives des Québécois, on ne mentionne nulle part que le mot est sans doute une mauvaise traduction de shepherd's pie. C'est pourtant un aspect important du plat: le pâté chinois est une variation sur ce qui demeure une importation culinaire anglaise. Les deux seules différences: on ne met en général pas d'agneau haché comme viande et surtout on y rajoute du blé d'Inde. A bien y penser, il serait temps que j'en fasse: j'ai même trouvé il y a quelques mois du maïs en crème ici en Angleterre (je n'en croyais pas mes yeux). Alors je n'ai plus d'excuses. La photo utilisée pour ce billet vient de mon dernier séjour dans la maison familiale.
C'est lundi, jour minotone s'il en est un. Et ça me prend à chaque lundi ou à peu près: ce serait le bon temps pour un souper au pâté chinois, si j'avais la patience et la canne de maïs en crème pour en faire. La première morale de l'histoire, c'est que la prochaine fois que je vais au Québec, je me rapporte quelques cannes de (et je sais, je l'ai déjà mentionné). Je regarde cette photo et ça me donne le mal du pays. Ce qui est étrange, c'est qu'il fut un temps où je n'aimais pas le pâté chinois. Pour moi c'était un repas pour journée morne de la semaine. Et c'est la deuxième morale de l'histoire: parfois on ne se rend pas compte que certains mets sont mangés les journées grises justement pour les rendre plus endurables.
À cause des déluges diluviens, comme les déluges le sont d'habitude, je passe une semaine moyenne, où j'ai les pieds froids et humides, où je dois attendre le train (une heure aujourd'hui). Je pense que c'est un peu la raison pour laquelle j'ai comme une rage de pâté chinois ces temps-ci. Malheureusement, je n'ai pas eu l'idée d'acheter du maïs en crème lors de mon dernier voyage. Et sans maïs en crème, ben c'est sec et c'est pas la même chose. Photo prise lors de ma dernière visite chez mes parents. Je regarde ça et j'ai faim.