je viens de lire
la réaction un peu tardive de Mme Lysiane Gagnon à propos de la campagne des autobus athées lancée à Montréal il n'y a pas si longtemps. Elle m'a mis un peu en colère (la chronique de Lysiane Gagnon, pas la campagne). Cette dame n'y comprend tout simplement rien, pas plus sur les raisons de la campagne londonienne que sur la pertinence de la campagne montréalaise. Le militantisme athée qu'elle déplore est essentiellement une réaction à un militantisme ultra-chrétien (notamment) qui, bien que minoritaire, s'est montré particulièrement bruyant récemment. Ariane Sherine a eu l'idée de cette campagne pour répondre au prosélytisme de certains groupes chrétiens fondamentalistes qui s'affichaient et s'affichent encore dans l'espace publicitaire britannique. On a l'équivalent à Montréal, où j'ai déjà pu lire "
le salaire de ton péché, c'est l'Enfer". C'est à cela que la campagne britannique a voulu répondre, c'est cette réponse qu'il fallait afficher à Montréal face à ce même militantisme. La publicité ne dit pas de manquer de solidarité, de manquer de compassion, au contraire elle dit aux gens, croyants ou incroyants, de ne pas avoir peur des menaces parfois à peines voilées des groupes religieux, tout simplement parce que ces menaces sont sans fondement. Voilà ce que la campagne dit, en substance. Louanger la décision de la ville de Vancouver de ne pas avoir accepté la publicité, c'est faire appel à la censure, d'autant plus injuste qu'elle serait sélective.