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Tuesday, 28 January 2025

PTO: please turn over

I feel terribly silly. My wife was helping Wolfie to do his homework last Sunday and, as there was no more room on the page he was writing on, she told him to write more on the other side. Shethen told him to write PTO, for "please turn over", so the teacher would know there was more written. And that's why I feel silly. Because I didn't know. I mean, I heard it, I had seen it, but I never pay attention to what PTO meant in that context. So yeah, anyway, PTO is the word (abbreviation?) of the day.

Wednesday, 10 March 2021

Le franglais de petit loup

Wolfie parle assez peu français, rarement des phrases complètes, mais il a développé naturellement un vocabulaire français qui me surprend à chaque fois. Alors donc, avant-hirt (je crois), alors que lui et moi nous nous apprêtions à sortir, il m'a dit: "Daddy, daddy, wait, I need to prepare my souliers." J'ai trouvé ça bien mignon.

Monday, 8 March 2021

Les impasses du franglais

 Parfois, mes cours de français impromptus pour petit loup, ainsi que sa curiosité naturelle prennent des détours qui mènent à de drôles d'impasses. Ce qui mène à cette anecdote. Donc, Wolfie, pointant à un assemblage de Lego de son invention, une sorte de boîte rouge avec un volant,me demande: "Daddy, what's the word for that in French?" Moi: "Ben, je sais pas, c'est quoi le mot équivalent en anglais?" Wolfie pointe encore la construction et dit, un brin d'impatience dans la voix: "Well, that!" Je réponds finalement: "Heu... un cossin?"

Thursday, 6 September 2018

The Scottish accent

Sometimes, when we call certain services here (landline, gas and electricity, what have you) on a free number (0800), instead of being sent to India or wherever, you end up with a Scot over the phone. I am glad, because we are still in the UK and I feel closer to the person providing the service. But I must confess, for all the year I have been living here... I really struggle to understand strong Scottish accents. For shame, as I have Scottish blood myself (albeit from far, far away down my family tree). But listening to a Scot, I sometimes feel like I have never even learned English or even heard English language.

Sunday, 4 August 2013

Chouclaques

Ce billet est de nature linguistique, plus spécifiquement étymologique. J'ai pris cette photo de mes nouvelles chaussures alors que je les essayais pour la première fois.J'ai donc depuis aujourd'hui des nouvelles chouclaques, comme on dit en québécois. Or c'est exactement ce que sont mes souliers: des shoes Clarks. En effet, le mot chouclaque vient sans doute de shoe et de Clarks, la compagnie qui fabrique lesdits souliers depuis des générations et des générations et qui est bien implantée au Québec. J'y pense à chaque fois que je m'achète des souliers, qui sont toujours des chouclaques, dans tous les sens du mot.

Saturday, 14 January 2012

Le ou et le u

Hier, alors que j'attendais le train, j'ai vu un petit groupe d'étudiants adolescents qui parlaient de leur journée, dont de leur cours de français. Avec dérision of course. Bien sûr, ils ont dit quelques mots. L'une des étudiantes a mentionné "merci beaucoup". Mais les Anglais prononcent le ou comme un u, ce qui donne "merci beau cul".

Dans mon ancienne vie, quand j'enseignais le français comme langue seconde, c'est une distinction que je m'évertuais à faire comprendre: la différence entre u et ou. Justement à cause de ce problème potentiel lorsqu'on prononce "beaucoup". Je ne l'expliquais pas toujours, cela dépendait de l'âge de mes élèves. Mais je ne manquais jamais de me payer gentiment leur gueule.

Monday, 27 June 2011

Voix étrangères

Ca arrive parfois lorsque je me promène ici dans notre petite ville: j'entends des voix. Pas comme Jeanne d'Arc, enfin j'entends des voix bien réelles de personnes bien réelles, pas d'anges ou de Dieu (je n'ai pas besoin de lithium). J'entends donc des voix qui ne sont pas anglaises. Ce qui m'étonne à chaque fois. Il y a bien sûr des voix françaises, mais récemment j'ai entendu (je crois) des gens parler grec, russe, italien et quelques voix d'Europe de l'Est. Et ça me frappe à chaque fois de deux façons: d'abord je me dis "tiens des étrangers, ici, dans cette petite ville anglaise" et ensuite je suis frappé de les considérer étrangers. Serais-je en train de devenir anglais? J'avoue que cette possibilité m'angoisse.

Sunday, 30 January 2011

My name (and how it is pronounced)

My name is a fairly common one in French, at least for people of my generation. I know I was not the only Guillaume in the word since I was about four. But here in the English speaking world, it is just as foreign (or at best exotic) as something from the other side of the planet. I am from the other side of the Atlantic, but the name itself comes merely from the other side of the Channel, and originally from Germany. William, its English equivalent, is ridiculously common. But almost nobody pronounce it right.

I usually joke about it. One of the first thing I say when someone I meet for the first time struggle with my name is "Don't worry, it took my wife a month". Which might not be quite true, but not far from it. It is a funny line anyway, enough to place it among my great unknown lines. It does get slightly irritating sometimes: colleagues who have known for months still can't get it right. A man once thought my name was Jim, don't know how he could have heard that one.

 So for the non French speakers among my readership who might have difficulties pronouncing it, here is how to do it. It is pronounced "Gee-iom". Not Gooweelam, not Gweelom, or whatever weird pseudo Innu pronunciation you can come up with. Gee like geek, and iom like, well, something or other. Simple. You can find it on audio on Google. That said, I struggled a fair deal to find a good sound sample, but I found this one here, where you can hear the difference between French and Québec pronunciation.

Saturday, 7 August 2010

Cé plin de fotes

Enfin, j'exagère peut-être un peu, mais je trouvais que cela faisait un bon titre de billet. Un autre billet sur la langue en très peu de temps, j'imagine que je suis encore un peu un linguiste. Tous les littérateurs le sont par ricochet.

Bref, je constate parfois que je fais beaucoup de fautes bêtes que je ne faisais pas lorsque j'écris en français, dans ce blogue ou ailleurs. Je crois que c'est symptômatique de vivre dans une langue étrangère et de passer la plupart du temps à lire et écrire en anglais. Je dois être vigilant, parce que je ne veux pas prendre de mauvais plis, surtout pas pour un ancien enseignant. J'essaie de les corriger au fur et à mesure, alors j'espère que ça ne se voit pas trop.

Friday, 25 June 2010

In French with English words

I wonder if my blog is not a blog written in French, sometimes with English words. I was thinking about it reading The Dragonfly of Chicoutimi, which I blogged about recently. The play, a brilliant work, which owns to Beckett as much as it does to Kafka and Ionesco, has been qualified as a play "en français avec des mots anglais" (in French with English words). I am not trying to be immodest here. I understand perfectly that this blog doesn't own anything to the great writers mentioned above, it is not their heir, it has nothing of the genius of Larry Tremblay's play. But it has the same cultural background: it is written by a guy who grew up in Chicoutimi and now thinks (often) in English. The mistakes I make, the barbarisms, the clumsy expressions, it is all due to my culture. It is almost part of the style. Furthermore, my sensibilities, the things I care about, my vision of life, all these things influence my writing in a foreign language. So reading the play, I started forgetting the sense of guilt I sometimes have blogging in English. Because I do not blog in English. I blog in French, Quebec French, Saguenay French, Chicoutimi French even, using English words.

Saturday, 27 September 2008

La question de l'anglais

Je me rends compte, ce qui me trouble un peu, que j'écris de plus en plus anglais dans ce blogue et pire, que ces blogues sont souvent, à mon avis, les plus intéressants en terme de contenu. Alors j'essaie autant que possible d'écrire en français sur des sujets un peu plus profonds (ce qui ne veut pas dire plus intéressants pour mes lecteurs), mais je me demande tout de même en ce moment pourquoi je suis si naturellement poussé à utiliser l'anglais. Il y a, je crois, plusieurs raisons à cela: 1)je vis présentement en Angleterre, c'est la langue de mon environnement donc j'y suis plus familier. 2)mon lectorat, même modeste, est plus anglophone que francophone, ce qui est compréhensible vu la prépondérance de l'anglais dans le monde virtuel et le monde tout court. J'ai plus de chances d'attirer ici des anglophones, donc. 3)n'essayant de ne pas prêcher à des convertis, certains sujets de mes billets (la culture québécoise, par exemple) sont abordés en anglais pour les faire découvrir à ceux qui ne les connaissent pas. 4)je demeure, pour un Québécois, étrangement anglophile. Cela dit, ce blogue est la preuve virtuelle vivante que le pouvoir d'attrait de l'anglais est extrêmement fort.