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Friday, 14 October 2011

L'Art de l'insulte

J'ai récemment blogué sur Tony Tomassi, l'un des politiciens que je méprise le plus. Parmi les personnages publics que j'ai varlopé le plus, il y a le cardinal Marc Ouellet, le maire Jean Tremblay, Maxime Bernier et Yvan Delorme. J'ai traité ce beau monde tour à tour de dévot ignare, de mollah, d'idiot du village, de sinistre ensoutané, de chef incapable... Et je crois que toutes mes pointes étaient parfaitement méritées.

L'insulte est l'arme des faibles, paraît-il. Je n'en suis pas sûr. Parfois, quand on fait face à l'ignorance, la stupidité, la lâcheté, l'incompétence, l'insulte est une nécessité, une arme intellectuelle valable, voire même morale. Doit-on être poli envers un politicien véreux, un escroc, un chef de police incapable, un fanatique religieux, un hypocrite? Et je ne parle pas de certains collègues qui te prennent en grippe. Beaucoup trop de gens m'ont regardé de haut par le passé, alors que je travaillais dans une école, j'ai eu mes bêtes noires et je crois que j'aurais dû parfois dû avoir recours à l'insulte. Une insulte mordante, une insolence bien placée, bien aigre, bien méprisante. Il y a quelque chose d'honnête dans son usage. Et je me demande si mes lecteurs n'y ont pas eu recours, je veux dire sans rougir, insulter quelqu'un comme le capitaine Haddock, avec la colère du juste.

Saturday, 16 April 2011

La loyauté d'un flic

Un billet de Patrick Lagacé aujourd'hui m'a fait lire un article du Devoir sur Yvan Delorme, l'ancien chef du SPVM, sur lequel j'ai déjà blogué. J'ai déjà eu du respect pour lui, jusqu'à ce qu'il prouve sa profonde incurie en tant que chef de police, à plusieurs reprises.

Ce n’est pas seulement troublant: c’est enrageant. Déjà qu’Yvan Delorme avait montré qu’il était un chef incapable, sans leadership aucun, même pas foutu de contrôler des partisans du CH paquetés un soir de séries, incapable de prêcher à ses hommes la rigueur et la probité, par la parole ou par l'exemple, maintenant on sait qu’il faut enquêter sur sa loyauté envers la police et qu’il était peut-être bien l'homme de paille d'hommes d'affaires véreux. On savait qu’il était incompétent (appelons un chat un chat), maintenant on peut le soupçonner sérieusement d’avoir été le Kim Philby du SPVM. Je sais, il est innocent jusqu'à preuve du contraire. Mais coupable ou non il dans tous les cas, hors de tout doute raisonnable, un innocent.

Friday, 20 August 2010

La chronique en question

Pour faire suite à mon billet d'hier, voici la chronique de Patrick Lagacé sur la nomination de Marc Parent à la tête du SPVM. À lire les commentaires enthousiastes des policiers, une constatation me vient tout de suite à l'esprit: fallait-il qu'Yvan Delorme soit détesté pour qu'ils acclament le nouveau chef ainsi!

Thursday, 19 August 2010

Bienvenue, Monsieur Parent

Ce n'est pas parce que je suis de l'autre côté de l'Atlantique que je ne suis pas les nouvelles québécoises et plus particulièrement les nouvelles montréalaises. Ma famille sait que je suis fasciné par l'actualité policière et criminelle depuis plusieurs années déjà. J'ai donc appris aujourd'hui que Marc Parent sera maintenant chef du SPVM. Patrick Lagacé a réagi sur son blogue. Je lirai avec intérêt sa chronique de demain.

Je crois que c'est une excellente nouvelle. En fait, Marc Parent était mon candidat préféré des cinq prétendants à la succession du décevant Yvan Delorme, lequel avait terminé sa carrière en minable petit roitelet, pusillanime quand il s'agissait de défendre ses hommes, à la fois lâche et démagogue quand les partisans du Canadien faisaient du grabuge, en conflit d'intérêt avec des hommes d'affaires véreux par dessus le marché. Je ne le regretterai pas. Marc Parent, lui, a semble-t-il le respect de ses hommes, il habite le territoire qu'il avait à charge et il est un homme de terrain. Il me semble le candidat idéal, du moins sur papier. Je partage également l'aversion de bien des policiers envers le second en lice, Jean-Guy Gagnon, le dauphin de Delorme.

Alors bienvenue, Monsieur Parent. J'espère que saurez rappeler à vos hommes qu'ils sont toujours policiers lorsque les Canadiens jouent en série.