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Friday, 21 October 2022

Of Ravens and Halloween

I took this picture early in October at Hogshaw Farm, a petting zoo we quite liked and that had lots of Halloween stuff already. It is a true raven. It struck me that because of their cultural depiction, often with sinister associations, ravens are perfect birds for the Halloween season. But they are seldom used, sadly. Of course, there is Edgar Allan Poe's poem/horror story(ish) The Raven, but since a certain program made a parody of it, I cannot take it seriously anymore. As much as it made me laugh, it is a shame. I think ravens should return in horror stories and in Halloween imagery.

Friday, 17 October 2014

The Raven by Poe (The Simpsons take on it)

First and foremost, to begin this countdown to Halloween post, I wanted to say thank you to Wendy from The Halloween Tree blog for giving me such beautiful gifts. I feel so grateful and so unworthy of such generosity. As people know if they read her post about the giveaway, one of the presents The Illustrated Edgar Allan Poe Unabridged. To thank her, I have decided to upload here the upload here The Raven as narrated on The Simpsons, on their very first Treehouse of Horror Halloween special. I could not find the video, only the audio of the narrative, but it is still incredibly funny, yet it keeps the original text as beautiful as scary. In other words, two classics in one. And again, thank you so much Wendy.

Monday, 21 July 2008

Le Corbeau de Clouzot

J'aimerais parler d'un film que j'ai découvert en 2005. J'ai vu Le Corbeau d'Henri-Georges Clouzot pour la première fois cette année-là et il me hante depuis. C'est un chef d'oeuvre inclassable, inspiré d'un fait vécu, histoire de délation, de médisance, tout à la fois thriller, drame psychologique, fable existentialiste et un peu film d'horreur aussi. Je dis film d'horreur bien qu'il n'y ait rien de surnaturel dans l'intrigue. L'horreur que l'on voit garde des dimension humaines, c'est pour cela qu'elle est horrible.

Voici donc un petit résumé du film: les citoyens la ville de Saint-Robin sont les victimes d'un anonymographe qui signe du nom de Corbeau ses lettres de délation mélangeant vérités et mensonges. Le docteur Germain, médecin nouvellement arrivé dans la ville, y fait plus souvent qu'autrement l'objet d'accusations diverses. Le drame tourne petit à petit en tragédie, il y a des morts, tout le monde se met à soupçonner tout le monde, on veut faire du docteur Germain une victime sacrificielle et c'est absolument génial. Ce que Clouzot nous montre, c'est le portrait exact d'une société (ici Saint-Robin, mais ça pourrait être n'importe quelle ville, "ici ou ailleurs") gangrenée par la corruption et l'hypocrisie, dévoilées par la peur que suscitent les lettres accusatrices. Le Corbeau porte bien son nom, car comme l'oiseau était accusé de porter la peste, celui-ci répand le mal sur la ville. Et Le Corbeau, comme l'oiseau homonyme, est charognard.

Le film m'a tellement fasciné que j'ai lu Le Corbeau: Histoire vraie d'une rumeur de Jean-Louis Le Naour, livre-documentaire sur l'affaire qui a inspiré Clouzot. Dans ce cas-ci, n'a pas tout à fait dépassé la fiction et l'histoire de l'Oeil du Tigre qui s'est produite à Tulle n'est pas aussi brillante que le film (sans les acteurs, sans les brillantes répliques, il faut s'y attendre), mais c'est néanmoin captivant d'un point de vue historique (la délation y est mise en contexte) et terrifiant d'un point de vue humain. Car le drame du Corbeau s'est vraiment produit, même si sa portée était plus réduite et son dénouement moins pessimiste. Ce qui fait peur, ce sont les similitudes troublantes entre la réalité et la fiction, c'est qu'il n'a fallu à Clouzot que de rajouter le texte et l'image. Ce qui frappe d'effroi, ce n'est pas que le drame du Corbeau pourrait arriver, mais qu'il s'est déjà produit.