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Monday, 29 April 2024

Marcher jusqu'au dépanneur

 Parfois, quand on est casanier, il faut se motiver pour être actif, mais la plus simple excuse permet de le faire. C'est ce qui est arrivé hier: comme nous avions passé la fin de semaine à l'intérieur jusque là (l'excuse: le temps pluvieux, le retour d'Irlande, le calme après la fin de semaine dernière, j'ai suggéré à petit loup d'aller au dépanneur. Le plus proche est à cinq minutes de marche, mais c'est une station-service sur une rue passante, alorsj'ai suggéré celui à une quinzaine de minutes d'ici. Cela nous a fait un bien immense. Et pour une raison quelconque, Wolfie l'a pris comme une sortie spéciale. J'imagine qu'un dépanneur, pour un enfant, c'est un peu un endroit stimulant, plein de surprises. Même si on n'y vend pas grand-chose.

Monday, 19 March 2012

Dépanneur and Québec civilisation

I took this picture during my last trip in Montreal, it is a typical dépanneur, in other words a convenience store.  Like many of them, most of them, it is quite ugly, with lots of cheap advertisement and old, cheap, generic, discoloured business sign above. The building surrounding it is lovely (a picture here). In Montreal and elsewhere in Québec, the ugliness mixes with the beauty, often overshadowing it. When you go to the Vieux Montréal, austere but elegant grey buildings mix with tourists shops. At least the dépanneur has a useful, community role.

So why do I blog about dépanneurs? They are just convenience stores right? Well, yes, but not quite. A convenience store does not look, feel, sound or smell the same from a country to another. So the Québec dépanneur feels very Quebecker and it is one of the first shops I visit when I go back home. The term has now been accepted so much that it is part of Quebec English. A dépanneur is certainly convenient: often opened 24/7, we can buy the bare necessities of life: bread, butter, peanut butter (don't laugh, peanut butter might one day eliminate famine, it certainly prevented me from going hungry), Vachon cakes, chips, soft drinks, cheese curds (one my my region's favourite snack, Blueberries are quite fond of squeaky cheese), beer (to go with the squeaky cheese), etc. And now even the most modest dépanneur, like this one, has a decent choice of microbrewery beers (something I seldom see in convenient stores here). It also gives jobs to immigrants, either as employees of chains or as owners of independent store (you need little money to start such business). But when I go to one, I just stay a few minutes to buy some beer, cheese curds and I always listen to the local radio. I could listen to the radio at home, but it's just different in a social environment. It makes me take the heartbeat of home.

Tuesday, 6 March 2012

Chronique sur la civilisation montréalaise

J'ai pensé à écrire ce billet sur Montréal, sur sa nature profonde à travers ses petites particularités, ses côtés agréables et moins agréables, essayer de l'observer comme une entité. Montréal n'est pas (n'est plus) une Rome, elle l'était peut-être du temps de son passé catholique, dans les années 30-50.  Elle a la décadence permanente, en fait, à cause de la sauvagerie de ses partisans du CH lorsqu'ils boivent trop, à cause du piètre état de ses routes et ses infrastructures, à cause de l'impotence de son maire. Je pense parfois qu'elle est un peu Sodome et Gomorrhe, à cause de sa corruption et de son milieu criminel.

Montréal n'est pas laide partout, mais elle est laide souvent. Et le laid se mélange souvent avec le beau, à preuve cette photo à droite: le dépanneur mal fagoté (pourtant si pratique, surtout que maintenant le choix de bières même dans les dépanneurs modestes est toujours honorable, je le sais, j'en ai acheté à celui-ci en particulier) est situé au bas d'un édifice tout ce qu'il y a de plus cossu. Il y a de la laideur partout à Montréal: le trajet en taxi de/vers l'aéroport de Dorval est de loin le trajet le plus laid que l'on peut faire pour se rendre ou quitter un aéroport.

Quand un touriste parle de Montréal, il parle souvent de la joie de vivre, de cette ville française en terre d'Amérique, de ce côté latin ou européen que la ville aurait. Montréal est pourtant très peu européenne. Trop neuve, le vieux se mélangeant trop mal avec le nouveau. En fait, je crois que c'est le vieux qui vieillit mieux à Montréal: les édifices comme celui de la photo. Ce sont les trucs que l'on voulait modernes qui sont laids, ou qui le deviennent vite, qui montrent vite leur âge. En fait, Montréal s'est mal adaptée à la modernité. Peut-être que nous avons une qualité de vie différente des autres nords-américains, que nous sommes plus épicuriens, je ne sais pas. Mais Montréal français? De langue, sans doute, quoique de moins en moins à certains endroits (les HEC par exemple). De mentalité? L'hiver que nous avons n'est pas français. C'est la métropole du Québec, mais elle n'a pas le snobisme de Paris, en fait Montréal est plutôt complexée, à tous les niveaux.

Bon, ce billet se transforme vite en article encyclopédique, alors je le termine maintenant. Prière de commenter en détails, dites-moi si je débite des clichés, des faussetés ou si j'ai raison.