"
Puis il revint comme il était parti : Bon pied, bon œil, personne d'averti. Aux dents, toujours la vive marguerite, Aux yeux, toujours la flamme qui crépite. Mit sur ta lèvre, Aline, un long baiser Mit sur la table un peu d'or étranger Chanta, chanta deux chansons de marine S'alla dormir dans la chambre enfantine."
-Jehan l'advenu, paroles de
Norge, musique d'un quelconque Jacques Yvart, interprétation de
Georges Brassens (enfin d'habitude).
Vous pourrez trouver le reste des paroles
ici, avec une explication sur l'origine de la chanson. ce Jehan l'advenu n'est pas comme moi, il est plus aventurier, il a pour femme ou fiancée ou amoureuse qui vit dans sa terre natale plutôt qu'une rencontrée dans un pays lointain, il est marin, il ne s'annonce pas quand il revient et il ramène chez lui de "
l'or étranger", ce qui ne risque pas d'arriver ces temps-ci avec la carrière que j'ai et la valeur de la livre sterling. Cela dit, il me fait tout de même un peu penser à moi. Je suis devenu bohème par la force des choses, mais suis bohème quand même et donc éternel expatrié, je reviens dormir dans la chambre enfantine à chaque retour au pays (ou presque) et il m'arrive de chanter. Mais c'est l'atmosphère du retour et du départ qui m'est particulièrement familière. Je l'ai en tête depuis des semaines.