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Tuesday, 23 April 2013

L'Omertà artistique au Québec?

J'ai trouvé ce petit montage polémiste sur YouTube, à propos de la distribution dans les films au Québec et dans le film Omertà en particulier, qui m'a beaucoup déçu, parce que mes réserves se sont révélées fondées, notamment à cause d'une distribution racoleuse et mal inspirée. Ayant quelques amis dans le milieu artistique et plus spécifiquement dramatique au Québec, qui ont souvent déploré la même chose que dans ce vidéo. Alors voilà, j'amène une nouvelle controverse sur Vraie Fiction.

Friday, 20 July 2012

Des nouvelles d'Omertà

Bon, ben je suis en retard dans les nouvelles et c'est pas pour dire, mais Omertà le film est un franc succès commercial au Québec. J'en suis heureux, simplement parce que je suis un fan de la série originale. La critique de Marc-André Lussier est plus mitigée et semble confirmer mes craintes quant à la distribution. Il dit une chose assez révélatrice: "Il appert pourtant que le scénario de ce long métrage est complètement différent de celui élaboré en vue du quatrième volet de la série, qui n'a jamais atteint l'étape de la production." En fait, plus j'y pense, plus c'est ce que je voulais vraiment voir produire: la quatrième série d'Omertà. Je me demande s'il y a un scénario écrit. Le film, ça risque d'être un prix de consolation. Je vais le voir quand même...

Monday, 18 June 2012

Omertà sur le tapis rouge

J'ai glané ce soir des nouvelles d'Omertà, le film, qui ne semble plus s'appeler Le projet Omertà. J'avais déjà blogué sur le sujet ici et ici. Il est récemment sorti en avant-première en grande pompe, alors il me faut le souligner.  La critique de Marc Cassivi est ici, qui semble confirmer certaines de mes inquiétudes, vous pouvez lire ici un billet sur le choix de René Angelil comme parrain dans le blogue de Marc-André Lussier, qui confirment mes réserves sur cette décision particulière. Alors voilà, je suis perplexe sur un nombre d'aspects du film. Plus sur le film. Trop de stars, actrice principale un peu trop poupoune (voir l'affiche à gauche, non mais c'est vrai, comparez Rachelle Lefèvre à Brigitte Paquette ou Geneviève Rochette, c'étaient des vraies femmes, pas des Barbies), une recette un peu trop recette, un peu trop convenue. Et puis, question ici de geek/fanboy fini, ils vont expliquer comment la présence de Domenico Fagazi (le parrain joué par Angelil)? Voilà un mafioso d'expérience, d'un certain âge aussi, un vieux de la vieille bref, pourquoi on ne l'a pas vu il y a quinze ans et plus, durant la série télévisée, dans l'entourage de Scarfo et de Favara? Ce n'est pas une critique, toutes les séries font du retcon, je me demande seulement comment l'expliquer de manière crédible. Il était peut-être terré au Venezuela, comme les Rizzuto quand les Calabrais contrôlaient la mafia montréalaise...

Cela dit (parce que je dois dire cela dit), il y a encore beaucoup qui me font espérer du film et me donnent envie de le voir: la bande annonce, qui m'a remis dans l'ambiance de la série, qui nous montre un Montréal accablé par la chaleur, la violence, la corruption. Je crois qu'il y aura un peu de ça dans le film. J'ai aussi retrouvé dans ces extraits vidéos les personnages de la série qui me manquaient: Pierre Gauthier (joué par Michel Côté) et Gilbert Tanguay (Michel Dumont). Et puis il y a bien sûr la musique de Michel Cusson. Magnifique. Alors voilà, je télécharge ici la bande-annonce, et dires-moi ce que vous pensez de tout ça. D'autres fans finis?

Saturday, 9 July 2011

Le projet Omertà?

Je suis souvent en retard dans les nouvelles, comme je l'ai encore constaté aujourd'hui. Alors que je désespérais de revoir Omertà au Québec, j'apprends que l'on aura droit à... un film comme suite de la série télé. On en apprend plus ici. Ca m'a un peu scié les jambes quand j'ai appris et j'ai pris la nouvelle avec un mélange d'enthousiasme et d'appréhension.

Je suis un grand fan de la série télévisée, je crois qu’on n’a jamais réussi à faire quelque chose d’équivalent dans le genre, au point de vue de la qualité comme de l'authenticité. Même Le dernier chapitre était du Omertà réchauffé. Je suis donc enthousiaste, mais j’ai des réserves:
1)Les vedettes. La série originale mélangeait têtes d’affiches connues (Michel Côté bien sûr), acteurs qui étaient plus ou moins sortis de l’écran radar et parfaits inconnus à l’époque (Dino Tavarone, Luc Picard, Brigitte Paquette). Dans ce film, il semble y avoir trop de vedettes, trop de gros noms qui risquent de faire de l’ombre à leurs personnages. Est-ce vraiment nécessaire d'avoir René Angélil dans le casting? Et Patrick Huard? Et Stéphane Rousseau? Et pourquoi Rachelle Lefevre? Je suis sûr qu'elle est une actrice potable, malgré son français approximatif, mais était-ce absolument nécessaire d'avoir une pitoune comme protagoniste féminine? Les autres actrices d'Omertà avaient une beauté plus naturelle.
2)Le format. La série était justement ça, une série, avec du temps pour développer un nombre important de personnages secondaires, pour élaborer une intrigue complexe, pour nous amener de manière réaliste dans l’univers des putes et des junkies à celles des financiers véreux. Dans un film, je crains les raccourcis.
3)L’intrigue. Voler l’or d’une banque, si j’ai bien compris. Heu, ok. Gino Favara dans Omertà III voulait importer de l’or illégalement au Canada, il y a un peu redite.

Avec ce qui se passe dans l'actualité criminelle québécoise et montréalaise, Omertà est plus que jamais pertinente. Mais je me demande si on ne fait pas fausse route dans l'exécution. Cela dit, je vais faire l'impossible pour être au Québec quand le film sortira en salles, à cause justement de la pertinence du sujet. Et parce que je suis un fan fini.

Tuesday, 8 July 2008

La musique d'Omertà

Hey, on peut retrouver un peu (très peu) de la trame sonore d'Omertà ici. Pour Omertà II c'est ici. Oui, c'est court et sans les images, ce n'est pas la même chose, mais quand on peut quand même avoir une idée de l'atmosphère de la série.
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For my English readers, there is an interview with Michel Cusson here, where he talks a good deal about Omertà. So you can understand (a bit) why I am so crazy about the series.

Wednesday, 7 May 2008

Omertà, the Québec version

As I promised (maybe for myself mainly, as I have no idea if it will interest anybody else), here is my rewriting of the Omertà entry.Back in the early/middle 90s, Québec television was pretty grim. it was full of téléromans (our version of soaps, but in prime time), which were dominating the tv screen, and meatier tv series, which were either period pieces, going from very solid (Les Filles de Caleb) to very poor (all the Filles de Caleb's clones), either drama set around a specific job (hockey, journalism), which were usually written by Réjean Tremblay, a sports journalist part-time scriptwriter who should have stuck with his daytime job. He used to put lots of swearing and some nudity for the titillating factor.

Then in 1996 came Omertà, which broke the mould of tv fiction in Québec. There were a few police dramas at the time, but Omertà was more than a mere drama set in copland. The plot of the first series was centered about an investigation from the Sûreté nationale (the rechristened Sûreté du Québec) to bring down Giuseppe Scarfo, the godfather of the Montreal maffia. The main protagonists were Pierre Gauthier, a hardboiled, dedicated policeman, and François Pelletier, an undercover cop. To complicate matters, Gauthier had started an affair with the estranged daughter of Scarfo and Pelletier was trying to protect his ex-girlfriend Denise, a former undercover cop turned junkie and prostitute (because of a severe addiciton to heroïn), while keeping his own cover safe. Yes, there were exagerations here and there, but the show managed to stay believable by depicting with authenticity the everyday work of police forces, their report with the medias and the political world, the problems with police bureaucracy and by showing a very québécois picture of organised crime, showing. Omertà brought a lot to our tv: a non-apologetic depiction of urban violence, jazzy and atmospheric score composed by Michel Cusson, a casting mixing well-known stars and new talents, a plot that was carrying us with plausibility from the world of high finances to the mean streets of Montreal, full of junkies, prostitutes, pushers and low-life mobsters. Add to this the fact that the series was aired in the middle of a real-life gang war in Montreal, when bombs were actually blown and civilians were killed and you can understand that the backdrop of Omertà was familiar in a terrifying way. The protagonists were sometimes larger than life, but the world they were thrown in was very real.

Now, about ten years after the third ans last season, Luc Dionne is writing a sequel, but it is stuck in Development Hell because of some rights issues. I hope it gets settled and the next series can be shoot. Because it was that good.

Monday, 5 May 2008

Verra-t-on Omertà à nouveau au Québec?

Comme certains d'entre vous le savent, je suis un grand fan de séries policières, et d'une en particulier qui a transformé radicalement la télévision au Québec: Omertà: La Loi du Silence, écrite par Luc Dionne et réalisée (pour les deux premiers volets) par Pierre Houle.

Petit retour nostalgique aux années 90... À l'époque, la télé québécoise carburait aux téléromans et aux téléséries plus lourdes signées Réjean Tremblay (ou l'un de ses imitateurs), qui étaient en fait des soaps à gros budgets, situés dand des milieux professionnels précis: le hockey (Lance et Compte) ou le journalisme (Scoop). C'était écrit avec un très gros stylo, les intrigues mélangeaient situations invraisemblables et intrigues sexuelles gratuites (Réjean Tremblay n'a jamais eu de talent pour l'écriture, alors il compensait en cherchant à mettre à nu toutes les actrices un peu jolies du Québec). Il y avait aussi des séries historiques qui se passaient la plupart du temps au XIXe siècle au Québec, qui étaient parfois excellentes (Les Filles de Caleb ont fait histoire), souvent médiocres (Les Filles de Caleb ont fait hélas beaucoup de clones). Puis, autour de 1995-1996, apparurent une grappe de séries situées dans le milieu policier: Jasmine (à TVA), 10-07 (à TQS) et enfin Omertà (à Radio-Canada). Jasmine était un clone de la formule Réjean Tremblay: l'histoire d'une policière métisse à Montréal, confrontée au racisme de ses collègues et la méfiance de sa communauté, avec beaucoup de temps passé dans le vestiaire des policières. 10-07 était une banale histoire de tueur en séries comme on pouvait en voir partout ailleurs. Puis, en janvier 1996, vint Omertà. Au départ, on aurait pu croire à une autre imitation de la formule Tremblay: milieu professionnel précis (la police), triangles amoureux, etc. Mais Omertà s'est avérée, pour moi et beaucoup de téléspectateurs, une épiphanie télévisuelle. L'histoire évoluait autour de l'Escouade du crime organisé de la SN (la Sûreté Nationale, en fait la SQ rebaptisée), qui essayait de capturer Giuseppe Scarfo, le chef de la maffia montréalaise. Deux policiers partageaient la vedette de la série: Pierre Gauthier, l'enquêteur principal, et François Pelletier, agent-double. Pour compliquer les choses, la nouvelle flamme de Gauthier s'avérait être la fille de Scarfo et Pelletier tentait de protéger son ex, ancienne policière devenue héroïnomane et prostituée, tout en essayant de garder sa couverture. Bien que l'intrigue avait quelques invraisemblances, elle parvenait à garder un semblant de plausibilité, notamment à cause de l'authenticité du travail des policiers, décrit avec minutie et réalisme. Omertà a amené beaucoup à la télé québécoise: une violence assumée (les protagonistes n'étaient pas des anges), un Montréal authentique, une musique jazzée, signée Michel Cusson, qui donnait le ton et créait une atmosphère incomparable, une distribution qui mélangeait visages connus (Michel Côté, Germain Houde, Michel Dumont, Claude Blanchard, Micheline Lanctôt) et inconnus (Luc Picard, Brigitte Paquette, Dino Tavarone), une intrigue qui nous amenait de façon plausible aux milieux de la haute finance aux coins glauques de Montréal, remplis de junkies et de prostituées, une description du crime organisé à saveur québécoise. Omertà était sombre, brut, familier dans son décor mais dépaysant dans son exécution et ses protagonistes.


Tout ça pour vous dire que j'ai été enthousiasmé d'apprendre que Dionne travaillait sur une quatrième série, mais dépité par de savoir que son développement était bloqué pour cause de problèmes de droits. J'espère que ça va se régler. Parce que j'en veux plus, parce que la télé au Québec en a besoin.

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For the English-speakers among you (probably the biggest part of my readership), I will write an entry about the same topic, because it is worth it.